Voyez-vous une augmentation du port du hijab, au Québec?

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cgelinas
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Constatez-vous une augmentation du port publique du hijab islamique, dans votre secteur?

Et qu'est-ce que ça annonce, pour l'avenir socio-culturel du Québec?



Source: Ma question, dans VK, Twitter et Facebook



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Mon commentaire, dans Facebook...

J'ai lu vos commentaires et je comprends, pour certains, vos malaises à mon endroit parce que j'ose parler du foulard islamique, au Québec.

Je constate aussi que le nombre de hijab semble plus significatif, un peu partout en province, surtout depuis les dernières années.

Soyez assurés que ce questionnement a eu lieu dans bien d'autres pays avant d'avoir lieu ici.

Les enjeux n'ont évidemment que très peu à voir avec les individus et presque tout à voir avec les systèmes d'accueil qui semblent incapables d'expliquer l'importance de la culture québécoise à ceux qui viennent ici pour y faire leur nouvelle vie.

Ma réponse à un commentaire, dans Facebook...

Oussam Haouari j'aime votre fougue pour un appel à l'éveil des Québécois devant le déluge immigrationniste entretenu intentionnellement par les mondialistes comme une guerre migratoire contre l'Occident, en général.

On le voit en Europe, en Grande-Bretagne, en Irlande, en Australie et aux États-Unis.

La question que je pose ici se pose ailleurs, aussi.

Chaque expérience d'immigration, islamique ou autre, est foncièrement unique. Ceci dit, il me semble opportun de voir à intégrer correctement ceux qui quittent leur pays pour venir vivre une expérience québécoise.

Et oui, c'est la responsabilité des Québécois de faire cette intégration mais est-ce vraiment seulement la responsabilité des Québécois. N'y a-t-il pas aussi une responsabilité pour les immigrants, eux-mêmes, de prendre acte des différences culturelles de leur pays d'accueil?

À plus forte raison, les immigrants ici depuis plus longtemps ne devraient-ils pas être les premiers à demander aux nouveaux arrivants qu'ils cherchent la cohésion sociale plutôt que le signalage de vertu musulmane via un hijab qui a créé de la misère et de la division partout où il a été imposé?

Quand une femme affirme qu'elle "veut" porter un hijab, qu'est-ce que ça dit à propos de la réelle liberté de penser de cette femme? Souhaite-t-elle bénéficier de faveurs, sur fond socio-religieux, en échange d'une soumission vestimentaire?

Comment savoir, pas vrai?

Mon commentaire, dans Facebook...

Merci à tous ceux qui ont pris le temps de répondre à cette question.

Tout d'abord, le mot hijab (ou hidjab) décrit l'acte de se couvrir en général mais il est souvent utilisé pour décrire les foulards portés par les femmes musulmanes.

Ils existent dans de nombreux styles et couleurs.

Le type le plus couramment porté en Occident et au Québec couvre la tête et le cou mais laisse le visage découvert.

Le contexte

Le foulard islamique est considéré, par certains, comme un signe de modestie par les personnes qui le portent et comme un symbole de foi religieuse musulmane.

Il s'agit d'un puissant symbole pour l'Islam.

Mais tout le monde n'est pas d'accord avec les défenseurs du hijab et dans certains pays, comme en France et au Danemark, il est interdit de porter des vêtements couvrant le visage en public.

Là-bas, ils le font dans l'intérêt de la sécurité nationale, expliquant que ces vêtements "rendent difficile l'identification" de la personne.

Les partisans de ces mesures anti-hijab affirment qu'elle est vitale pour la sécurité publique et qu'elle encourage l'assimilation des minorités ethniques et religieuses.

Mais certains défenseurs des droits civiques, là-bas, estiment que cette interdiction est discriminatoire à l'égard des femmes musulmanes, dont certaines considèrent ce vêtement comme une obligation religieuse.

Donc, d'une manière ou d'une autre, on en revient à l'obligation religieuse.

C'est très habile de la part de l'Islam d'induire le hijab tel une "obligation", dans le cadre de leur "religion". Comme si le lien avec avec une divinité passait par un morceau de tissu porté exclusivement par les femmes.

Le hijab a donc l'excuse parfait pour s'imposer... partout.

En raison de la religion musulmane et des interprétations qui en sont inférées par certains meneurs religieux pro-hijab.

Mais ce symbole islamique, porté par les femmes, dans le contexte d'une immigration massive record, au Canada et au Québec, ne passe pas inaperçu. Et à plus forte raison que les Canadiens et les Québécois sont sous l'impression que les immigrants qui quittent les pays musulmans viennent ici pour vivre une expérience occidentale et non-pas pour reproduire ici le pays qu'ils ont quitté.

Ça expose toute grande l'incapacité des autorités, aussi bien Canadiennes que Québécoise, à assimiler les immigrants en leur expliquant l'importance de nos éléments de culture, ici, en Occident qui, incidemment, n'incluent pas le port du hijab islamique.

Dès lors, il devient essentiel d'exiger de nos autorités nationales et provinciales qu'elles fassent ce qui est nécessaire pour faire valoir la culture occidentale à ceux qui viennent ici pour en faire l'expérience.

Ou du moins, c'est ce qu'on imagine parce qu'il y a une autre possibilité et c'est que celles qui portent le hijab au Québec n'ont aucune intention de vivre leur expérience occidentale car elles incarnent les valeurs musulmanes à un niveau tel que le symbole islamique du hijab est porté comme une sorte de trophée, à la face des Occidentaux qui ont ouvert leurs bras à une diversité venue d'ailleurs mais qui utilise des symboles précis pour rappeler aux Québécois qu'ils n'ont pas envie de s'intégrer et de vivre autre chose que le dogme religieux de leur pays d'origine.

Il y a donc deux énormes problèmes.

Le premier étant le plus pressant et c'est les moyens investis pour assurer une pleine intégration à la culture canadienne ou québécoise.

Il faut prendre les moyens d'expliquer aux élus que notre culture, bien qu'ouverte à ce qui nous est présenté comme "la diversité" doit demeurer en contrôle d'un processus efficace d'intégration. Car en ce moment, avec le nombre de hijab qui augmente, à peu près partout, cette intégration ne fonctionne pas de manière suffisamment efficace.

Le deuxième problème, c'est le symbole.

Un hijab se veut soumissif, dans sa nature et après les luttes menées par les femmes, aussi bien ici, en Occident, pour leurs droits qu'en Iran, pour pouvoir refuser de porter le voile islamique, il apparaît qu'une part du contrat social occidental avec les femmes (et les hommes) est rompu, à la faveur d'une complaisance vestimentaire religieuse étrangère.

C'est de bon aloi que d'accommoder autant que faire se peut les arrivants venus d'ailleurs mais est-ce qu'ils prennent la mesure de l'impact de leur insistance à porter un hijab, dans le contexte québécois actuel?

Là se trouvent plusieurs axes de réflexion que chacun est libre d'explorer, à sa propre mesure.

Pour ma part, j'estime que le Québec est fabuleusement accueillant (surtout comparé à de nombreux autres pays où ce n'est pas autant le cas, selon les provenances des immigrants) et que la culture occidentale permet de nombreux accommodements mais lorsque la cohésion sociale se fracture, même de manière subtile, en raison d'obsessions de nature religieuse ou idéologique, il importe de réfléchir à ce qui a cours pour éviter qu'une proverbiale normale islamique ne devienne normalisée, à même une société d'accueil qui pourrait voir sa culture érodée, au fil de cette normalisation.


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Mon commentaire, dans Facebook...

Je tiens à revenir sur les commentaires qui expriment de la déception que je ne sois pas rassembleur, en regard du hijab.

C'est un point de vue intéressant.

Me dépeindre comme diviseur parce que je ne me place pas en défenseur du hijab.

Avec cette trame de fond qu'en ne défendant pas le hijab au Québec, ça ferait de moi quelqu'un qui nuirait aux femmes musulmanes qui portent ce voile islamique.

Habile, j'avoue.

Mais justement, lorsqu'une femme porte le hijab, au Québec, alors qu'aucune religion ne l'y oblige (dans le sens d'une réelle obligation), elle porte un symbole vestimentaire qui a engendré de réelles divisions, ailleurs dans le monde.

N'est-ce pas là la toute première forme de division que de normaliser, petit à petit, le symbole-phare d'une religion venue d'ailleurs qui ambitionne de gagner en importance, où qu'elle se retrouve?

Et quand une femme musulmane porte un hijab au gouvernement, dans une garderie ou dans un hôpital, quels messages envoie-t-elle à tous ceux qui la côtoient?

Bien entendu que les Québécois tolèrent pour accommoder différentes cultures mais un effort réel est-il vraiment fait par ces femmes qui portent le hijab de s'intégrer à leur société d'accueil ou insistent-elles pour se camper dans ce qu'elles interprètent être une obligation religieuse, avec les bénéfices religieux et péri-religieux qui pourraient en découler?

Les nuances sont nombreuses, aussi bien en faveur que contre le hijab. D'où les échanges qui doivent avoir lieu pour trouver un équilibre de vie qui permet à la culture occidentale d'éviter une prédation graduelle par une religion qui demeure hautement dogmatique, comme l'Islam.

Et ce sont les Musulmans eux-mêmes qui devraient profiter de cette occasion qu'ils ont de faire une expérience différente de celle de leur pays d'origine.

Car si le but est de demeurer dans l'expérience islamique, pourquoi venir au Canada?

Parce que même si le Canada accueille des Musulmans (et c'est là une excellente chose), le contrat social sous-entendu est que ces nouveaux arrivants voudront s'intégrer pleinement à leur société d'accueil.

D'ailleurs, si des centaines de milliers d'immigrants occidentaux arrivaient dans un pays musulman, la même chose serait attendue d'eux. Et il n'y aurait pas de demi-mesures et de "programmes" pour "intégrer" les arrivants qui devraient se plier à des directives strictes.

À plus forte mesure, plusieurs Musulmans quittent leurs pays pour se sauver de la tyrannie islamique. Alors de voir autant de femmes musulmanes porter le voile islamique au Québec pousse à se demander si elles sont solidaires avec ces Musulmans qui sont venus ici pour fuir la tyrannie de l'Islam, dans leur pays d'origine?

Je sais que ça fait beaucoup de réflexions.

En ouvrant la porte à ces réflexions, il me semble y avoir une nouvelle opportunité de bâtir des ponts.

De vrais ponts.

Pas juste des parures de fausse tolérance qui mènent éventuellement à des échauffements qui auraient (facilement) pu être évités en permettant à des sujets chauds d'être explorés.

Et bien entendu, chacun est libre de ses propres opinions, comme en toutes choses.

Ma réponse à ce commentaire, dans Facebook...

Chris Lucky oui, je suis à Lévis et je vois le changement de manière claire.

Perso, j'aime les Musulmans en tant que personnes. Je les trouve charmants et brillants à la fois.

Je suis sincère quand je dis que j'aime leur présence mais je connecte avec les humains et non l'aspect religieux de leur personne.

Et c'est-là une distinction importante, à mon sens.

De la même manière que je n'impose pas ma Chrétienté aux Musulmans en portant, par exemple, une croix ostentatoire à mon cou, par simple désir de cohésion sociale, je m'attends à ce que les ravissantes femmes musulmanes ne fassent pas le choix, en Occident, de voiler leur tête sous un symbole vestimentaire islamique.

L'Occident n'est-il pas une occasion d'exister en conscience plutôt que de soumettre à un dogme islamique anachronique et divisif?

L'insistance de femmes musulmanes à porter leur voile islamique, au Québec, dans ce contexte où on tente tous de se trouver de nouveaux équilibres sociaux, me semble mal avisé.

Ceci dit, chacun a le loisir de conjuguer cette nouvelle configuration socio-religieuse à sa guise, comme toujours. C'est-là l'essence des échanges. D'échanger.

Ma réponse à ce commentaire, dans Facebook...

Samara Scarf il n'y aucun racisme au Québec.

J'ai assez voyagé pour savoir à quoi ressemble réellement le racisme.

Et ce ne sont certainement pas les Émirs arabes, avec leur exploitation éhontée des Pakistanais, des Indiens et des Philippins, à Dubai qui vont, par exemple, venir nous donner des leçons sur le thème du racisme, au Québec.

On pousse mais on pousse égal, pour ainsi dire.

Si le questionnement à propos du hijab, au Québec, vous indispose, il faut se demander pourquoi car en Occident, ce n'est pas une obligation.

Or, après avoir causé de très réelles problématiques sociales ailleurs, incluant en France et au Danemark, voilà que les Québécois devraient se cacher sous une roche et tout accepter, quitte à voir leur propre culture s'éroder à la faveur d'un Islam qui insiste pour imposer cette coiffe religieuse, ici aussi?

Est-ce qu'on veut une expérience occidentale ou islamique, au Québec?

Parce que le hijab répond à cette question et c'est normal que les Québécois veuillent discuter du sujet qui, incidemment, leur est imposé.


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Ce commentaire de Gabriel Gagné explique bien ce qui se passe, en sourdine, au Québec... surtout au plan des embauches de "la diversité" qui vise à persécuter professionnellement les hommes blancs.

Oui, dans plusieurs fast-food et Dollarama de ma région, le hijab est rendu commun.

Mais ce n'est pas que les femmes, les hommes aussi sont visibles et audibles; il y a vraiment une invasion claire d'immigrés du moyen-orient du fait qu'ils semblent maintenant occuper en majorité les emplois au salaire minimum.

Également, bien des sous-traitants qui nous servent depuis plusieurs années sont, depuis début 2023 surtout, maintenant composés majoritairement d'employés du moyen-orient.

Et même l'entreprise pour laquelle je travaille, qui n'en avait compté qu'un seul il y a quelques années, en en engagé 5 depuis le début de 2024.

Et avant de travailler là, j'ai occupé un poste au ministère de la Justice pendant 2 ans. Le centre où je travaillais comptait environ une quarantaine d'employés, et sur ce nombre, un peu moins de la moitié étaient des blancs québécois depuis plusieurs générations. Le reste était des immigrés ou des enfants d'immigrés.

C'était multiculturel, mais la moitié d'entre eux arrivait du moyen-orient. Après avoir été engagé pour ce poste, ma chef d'équipe, qui avait alors participé aux entrevues, m'a révélé que, pour que je sois engagé, moi, un un homme blanc québécois, la directrice du centre avait dû obtenir une permission spéciale du ministre.

Elle m'a aussi révélé que le processus d'embauche devait a priori favoriser les personnes en provenance du moyen-orient, de préférence les femmes.

Mais, apparemment, peu de personnes avaient postulé pour l'emploi, et tous les 10 candidats étaient des hommes blancs québécois; on dirait que j'ai comme été chanceux.

Et elle m'a aussi dit que ce genre de contraintes semblaient s'être étendues à l'ensemble des ministères.

J'étais disons plutôt outré de découvrir tout ça, car il y a selon moi une volonté de minimiser le pouvoir des Québécois au sein du gouvernement: à mon avis, ce n'est pas normal que les hommes blancs québécois soient empêchés de travailler au gouvernement, leur gouvernement.

Un emploi devrait être occupé par le meilleur candidat point, et non pas en fonction de la couleur de la peau, du sexe ou de l'origine culturelle, ethique, nationale, régionale, etc.

Ces contraintes constituent carrément du sexisme au nom d'un égalitarisme absurde, injuste et improductif. Mais, encore pire, c'est du racisme inversé au nom d'une diversité divisante qui a pour conséquence de diluer, sinon, de faire disparaître, les traits culturels fondamentaux de la société d'accueil, et ce au point qu'il n'y aura bientôt plus de société distincte en Amérique du Nord.

Et dire qu'il y en a encore qui semblent croire qu'une séparation/souveraineté pourrait être possible dans ce contexte d'envahissement où l'on est à veille de se faire imposer la sharia par en arrière sans que l'ensemble des moutons ne le voit venir; ce peuple, dont la majorité est fièrement unilingue francophone, va probablement bientôt devoir apprendre à parler l'Arabe, le Berbère, le Kurde, le farsi ou tous à la fois.

Car pendant que notre population vieillit, se fait tuer à coup de vax et ne se reproduit aucunement à un rythme qui assurerait minimalement le maintient du nombre et la sauvegarde d'une soi-disant culture québécoise, les immigrées accouchent des bébés qui deviendront la majorité dans quelques années, si l'agenda 2030 n'est pas retardé.


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