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Claude Bourguignon dénonce l'attaque contre l'agriculture

Publié : 21 juil. 2024, 17:03
par cgelinas
En fait, Claude Bourguignon est né en 1951 à Paris.

Il est un ingénieur agronome français, ancien assistant de recherche à l'INRA. Avec sa femme, Lydia Bourguignon, ils ont fondé le Laboratoire d'analyse microbiologique des sols (LAMS)1,2, une entreprise de conseils agronomiques, qui vend ses prestations, essentiellement aux viticulteurs3. Il travaille en France, ainsi qu'en Europe, en Amérique et en Afrique.

Il dénonce l'attaque contre l'agriculture mais aussi contre la nature et le vivant, en général.


En gros, voici le narratif de Claude Bourguignon (mais c'est immensément plus large que ce résumé)...

Les outils et concepts qu'ils ont développés sont souvent utilisés par les agriculteurs biologiques ou biodynamiques qui ont des sols beaucoup plus actifs et riches en organismes vivants et en biodiversité que ceux de l'agriculture dite « conventionnelle » où parfois on ne trouve presque plus trace de vie[réf. nécessaire].

Le labour et les techniques d'agriculture intensive continuent néanmoins à être utilisés. Claude Bourguignon estime qu'on perd aujourd’hui sur un sol agricole d'agriculture conventionnelle en moyenne « 10 tonnes de sol par hectare et par an » (dans certains cas, on atteint 100 tonnes par an et par ha dans les zones où le sol est plus fragile (ex : bassin de la Canche dans le Pas-de-Calais, au nord de la France2).

Il estime que l'agriculture européenne va obligatoirement devoir changer car elle n'est plus compétitive (79 % des agriculteurs ont disparu en 50 ans3), ne survit que grâce aux subventions, et génère des produits de mauvaise qualité [réf. nécessaire].

Il souhaite que les pratiques agricoles changent et qu'on apprenne à cultiver un sol sans l'éroder. Il conteste le dogme[réf. nécessaire] qui consiste à croire que le sol est un support inerte qui nécessite qu'on y ajoute de l'engrais (rendant ainsi les plantes malades et obligeant à utiliser des pesticides pour les soigner). Il indique que le sol, loin d'être inerte, contient 80 % de la biomasse de la Terre et ne nécessite aucun engrais et donc aucun pesticide. Il recommande également de changer les habitudes relatives aux espèces cultivées en remplaçant par exemple la culture du maïs (trop consommatrice d'eau et peu adaptée au climat européen) par celle du sorgho.

Il prône le retour aux haies et à une agriculture agro-sylvo-pastorale et considère que le moyen le plus rapide et efficace de faire renaître un sol mort est l'utilisation massive du bois raméal fragmenté.


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