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De quelle "justice" parle-t-on, exactement? Saisie d'un pétrolier vénézuélien le 10 décembre 2025

Publié : 11 janv. 2026, 21:50
par cgelinas
11 décembre 2025


Quand le Sanctionneur Devient Prédateur: Anatomie d'un Vol Diplômé

Il y a des mots qu'on n'a plus le droit de dire en relations internationales.

Il paraît que ça fait « amateur ».

Il paraît qu'il faut parler d'« interventions nécessaires », de « mesures correctives », ou de « saisies stratégiques ».

Moi, j'ai une autre façon de dire les choses:

Quand un pays prend ce qui appartient à un autre, sans procès, sans droit, sans excuses, j'appelle ça un vol. Point final.

Le monde des adultes peut bien s'indigner, faire la moue et jouer avec son lexique diplomatique — la réalité, elle, ne change pas:
  • Les plus puissants prennent.
  • Les plus faibles paient.
  • Et le dictionnaire se charge d'embellir le carnage.
Bienvenue dans notre grande comédie morale.

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Sanctions: ce mot magique qui transforme tout en acte "légal"

Il suffit d'un coup de tampon dans un ministère lointain pour que:
  • une cargaison appartenant à un pays étranger,
  • un navire qui ne navigue pas sous leur drapeau,
  • un équipement payé par un gouvernement souverain,
devienne soudainement… récupérable.

Pas « volé ».
Pas « confisqué ».
Pas « détourné ».

Non, non.

« Saisi dans le cadre de mesures d'application de sanctions internationales. »

Traduction dans la langue des humains:
On s'est servi.

C'est fascinant: quand un pauvre vole un pain, on l'appelle voleur.
Quand un pays saisit des millions de barils d'un autre, on appelle ça « action de conformité géopolitique ».

La morale n'est plus une valeur.
C'est un luxe réservé aux petites gens.

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Le droit international? Un joli décor dans un musée fermé

On nous répète que « les règles internationales garantissent la justice ».

Ah oui? Lesquelles?
  • La Cour internationale de justice n'a aucun pouvoir sur ceux qui refusent son autorité.
  • L'ONU n'a aucune force contraignante face à une superpuissance.
  • Les tribunaux maritimes n'ont de dents que lorsqu'ils mordent un petit poisson.
Résultat:
  • Le sanctionneur n'est jamais sanctionné.
  • Le juge n'est jamais jugé.
  • Le gendarme n'a pas de casier.
Ce n'est pas un système judiciaire, c'est une pyramide alimentaire.

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Le pillage en costume: la nouvelle norme mondiale

On a réinventé la piraterie, mais avec des logos gouvernementaux et des conférences de presse.

Avant, un pirate arborait un drapeau noir.
Aujourd'hui, il a un podium et un attaché de presse.

Avant, un abordage était illégal.
Aujourd'hui, il suffit d'écrire « enforcement action » dans un mémo, et hop — ça passe.

Et si un pays victime proteste?

On répond avec le sourire:
« Vous n'aviez qu'à ne pas déplaire au bon géopolitique. »

C'est le monde du deux-poids-deux-mesures version premium.
Un opéra de moralité où les puissants incarnent tous les rôles.

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Les conséquences? Ah oui, ça existe aussi, désolé d'interrompre la fête

Pendant que certains se félicitent d'avoir « sécurisé des ressources stratégiques », les peuples de ces pays sanctionnés vivent:
  • des pannes d'électricité,
  • des hôpitaux sans médicaments,
  • des infrastructures paralysées,
  • des pénuries qui tuent,
  • des économies brisées.
Ce n'est pas un débat d'idées.
C'est un rapport de force qui laisse des cadavres, même s'ils ne passent jamais aux nouvelles.

Mais c'est vrai, excuse-moi, il faut « préserver la stabilité internationale ».
Les morts viendront se plaindre plus tard, j'imagine.

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Qui jugera le sanctionneur? Personne — et c'est bien là tout le problème

C'est la phrase que personne ne veut écrire:

Il n'existe aucun mécanisme global capable de punir un État puissant qui abuse de son pouvoir.

Aucun.
Zéro.
Niet.

Le système a été construit par eux, pour eux, et au bénéfice de leurs intérêts.

Et maintenant, surprise: ceux qui tiennent le marteau ne se frappent jamais eux-mêmes sur les doigts.

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Conclusion: Levons le voile, arrêtons les euphémismes

On peut enrober ça comme on veut.
Mettre un ruban bleu autour des mots.
Inventer des raisons, des doctrines, des justifications théoriques.

Mais soyons honnêtes deux minutes:

Quand un pays saisit les biens d'un autre, sans possibilité de recours, sans restitution, sans tribunal, c'est un acte de prédation.

Et moi, j'appelle ça un vol.

Vous pouvez appeler ça comme vous voulez — je me chargerai de traduire.



Source: Inspiré d'une publication d'ÉveilGuru Blog



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