Brookfield, Mark Carney et les Îles Caïmans
Publié : 21 avr. 2026, 01:36
Le 10 avril 2025, CBC/Radio-Canada a révélé qu’un troisième fonds d’investissement de 5 milliards de dollars lié à Brookfield Asset Management, mis en place sous la période où Mark Carney y exerçait des responsabilités de direction, avait été enregistré aux Îles Caïmans, un territoire souvent considéré comme un paradis fiscal.
Cette révélation s’ajoutait à deux autres fonds totalisant 25 milliards de dollars, qui avaient déjà été enregistrés à Bermuda. L’information est devenue un enjeu politique majeur pendant la campagne fédérale canadienne de 2025, parce que Carney était alors chef libéral et candidat au poste de premier ministre.
Selon les éléments rapportés, le fonds de 5 milliards de dollars, appelé le Catalytic Transition Fund, avait été créé en 2024 pour investir dans des projets d’énergie propre et d’actifs de transition, notamment dans les marchés émergents. CBC indiquait aussi que Brookfield avait utilisé la structure juridique des Îles Caïmans pour enregistrer ce fonds, tandis que Carney avait été associé à Brookfield d’août 2020 à janvier 2025. De son côté, Brookfield a soutenu publiquement que ces montages étaient légaux et conformes aux règles fiscales internationales.
Dates et noms
Voici les repères essentiels :
Les noms qui reviennent le plus dans ce dossier sont Mark Carney, Brookfield Asset Management, CBC/Radio-Canada, ainsi que le fonds Catalytic Transition Fund. L’argument opposé, porté surtout par les conservateurs et d’autres adversaires politiques, était que l’utilisation de juridictions offshore soulevait des questions sur la transparence et l’équité fiscale.
Ce que cela veut dire
Pour les Canadiens, cette affaire ne change pas seulement la perception d’un dirigeant politique; elle touche aussi la question de la confiance envers ceux qui promettent de gérer les impôts et l’économie nationale. Le débat porte sur la différence entre une structure fiscale légale et une structure perçue comme moralement contestable, surtout quand elle implique des territoires comme Bermuda ou les Îles Caïmans. En campagne électorale, ce type de révélation peut fragiliser un chef en donnant l’impression qu’il n’applique pas les mêmes règles que celles qu’il demande aux citoyens.
Sur le fond, l’enjeu pour les Canadiens est double. D’un côté, certains soutiennent que ces structures servent à canaliser des investissements mondiaux de façon efficace et à éviter une double imposition excessive. De l’autre, plusieurs voient dans ces montages un symbole du traitement privilégié dont bénéficient les grandes institutions financières, au détriment de l’idée d’équité fiscale. Dans un contexte où le coût de la vie, les impôts et la confiance envers les élites sont des sujets sensibles, l’affaire devient politiquement lourde.
Lecture politique
Cette controverse a été utilisée par les rivaux de Carney pour attaquer sa crédibilité en matière de justice fiscale et de gouvernance. Les critiques ont aussi mis en doute sa transparence sur les actifs qu’il a placés dans une fiducie sans droit de regard lorsqu’il est entré en politique. Même si rien dans les informations publiées ne prouve une illégalité en soi, l’image publique de Carney a été exposée à une forte pression politique et médiatique.
Au final, l’affaire ne repose pas seulement sur un fonds de 5 milliards de dollars, mais sur une question beaucoup plus large : quelle norme fiscale et éthique les Canadiens veulent-ils exiger de leurs dirigeants et des grandes firmes financières? Pour plusieurs électeurs, la réponse à cette question pèse autant que les explications techniques sur l’architecture des fonds.
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Cette révélation s’ajoutait à deux autres fonds totalisant 25 milliards de dollars, qui avaient déjà été enregistrés à Bermuda. L’information est devenue un enjeu politique majeur pendant la campagne fédérale canadienne de 2025, parce que Carney était alors chef libéral et candidat au poste de premier ministre.
- https://www.cbc.ca/news/politics/brookf ... -1.7506817
- https://www.cbc.ca/news/politics/carney ... -1.7493419
- https://www.ctvnews.ca/federal-election ... the-world/
Selon les éléments rapportés, le fonds de 5 milliards de dollars, appelé le Catalytic Transition Fund, avait été créé en 2024 pour investir dans des projets d’énergie propre et d’actifs de transition, notamment dans les marchés émergents. CBC indiquait aussi que Brookfield avait utilisé la structure juridique des Îles Caïmans pour enregistrer ce fonds, tandis que Carney avait été associé à Brookfield d’août 2020 à janvier 2025. De son côté, Brookfield a soutenu publiquement que ces montages étaient légaux et conformes aux règles fiscales internationales.
Dates et noms
Voici les repères essentiels :
- Août 2020 à janvier 2025 : période pendant laquelle Mark Carney a été lié à Brookfield, selon CBC.
- 2021 : lancement du Brookfield Global Transition Fund de 15 milliards de dollars.
- 2024 : lancement du Brookfield Global Transition Fund II de 10 milliards de dollars et du Catalytic Transition Fund de 5 milliards de dollars.
- 26 mars 2025 : Carney a défendu publiquement la structure des fonds en disant qu’il s’agissait d’efficacité et non d’évitement fiscal.
- 10 avril 2025 : publication de la révélation par CBC/Radio-Canada.
Les noms qui reviennent le plus dans ce dossier sont Mark Carney, Brookfield Asset Management, CBC/Radio-Canada, ainsi que le fonds Catalytic Transition Fund. L’argument opposé, porté surtout par les conservateurs et d’autres adversaires politiques, était que l’utilisation de juridictions offshore soulevait des questions sur la transparence et l’équité fiscale.
Ce que cela veut dire
Pour les Canadiens, cette affaire ne change pas seulement la perception d’un dirigeant politique; elle touche aussi la question de la confiance envers ceux qui promettent de gérer les impôts et l’économie nationale. Le débat porte sur la différence entre une structure fiscale légale et une structure perçue comme moralement contestable, surtout quand elle implique des territoires comme Bermuda ou les Îles Caïmans. En campagne électorale, ce type de révélation peut fragiliser un chef en donnant l’impression qu’il n’applique pas les mêmes règles que celles qu’il demande aux citoyens.
Sur le fond, l’enjeu pour les Canadiens est double. D’un côté, certains soutiennent que ces structures servent à canaliser des investissements mondiaux de façon efficace et à éviter une double imposition excessive. De l’autre, plusieurs voient dans ces montages un symbole du traitement privilégié dont bénéficient les grandes institutions financières, au détriment de l’idée d’équité fiscale. Dans un contexte où le coût de la vie, les impôts et la confiance envers les élites sont des sujets sensibles, l’affaire devient politiquement lourde.
Lecture politique
Cette controverse a été utilisée par les rivaux de Carney pour attaquer sa crédibilité en matière de justice fiscale et de gouvernance. Les critiques ont aussi mis en doute sa transparence sur les actifs qu’il a placés dans une fiducie sans droit de regard lorsqu’il est entré en politique. Même si rien dans les informations publiées ne prouve une illégalité en soi, l’image publique de Carney a été exposée à une forte pression politique et médiatique.
Au final, l’affaire ne repose pas seulement sur un fonds de 5 milliards de dollars, mais sur une question beaucoup plus large : quelle norme fiscale et éthique les Canadiens veulent-ils exiger de leurs dirigeants et des grandes firmes financières? Pour plusieurs électeurs, la réponse à cette question pèse autant que les explications techniques sur l’architecture des fonds.
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