Shawinigan: la bannière "Je me souviens d’un Québec blanc" brandie par Second Sons Canada
Publié : 04 juin 2026, 09:14
Rassemblement controversé à Shawinigan: la bannière « Je me souviens d’un Québec blanc » brandie par Second Sons Canada
Le samedi 31 mai 2026, vers 15 h 30, au parc des Vétérans à Shawinigan, une vingtaine d’individus vêtus de noir, portant casquettes et foulards blancs masquant leur visage, se sont brièvement rassemblés.
Ils ont déployé une grande bannière blanche arborant le slogan « **JE ME SOUVIENS D’UN QUÉBEC BLANC** », flanqué de fleurs de lys, tout en brandissant des drapeaux du Canada, du Québec et d’autres étendards noirs.
La photo de l’événement, prise par un passant et diffusée sur les réseaux sociaux, est rapidement devenue virale. La Sûreté du Québec a été informée mais aucun permis n’avait été accordé par la Ville de Shawinigan pour ce rassemblement.
Le lundi 1er juin 2026, Jeremy MacKenzie, fondateur et président de Second Sons Canada, a revendiqué l’action sur les réseaux sociaux. Il a confirmé que des membres de la branche québécoise du groupe, également connue sous le nom de Frontenac Active Club, en étaient responsables. Le chef de cette division québécoise est Shawn Beauvais MacDonald.
Second Sons Canada, fondé en 2024 par MacKenzie (ancien militaire et figure de l’extrême droite), se présente comme un « club nationaliste masculin » promouvant la camaraderie, l’entraînement physique et la fierté identitaire. Il s’inscrit dans le mouvement international des Active Clubs, des groupes décentralisés qui mêlent fitness, arts martiaux et idéologie nationaliste blanche. Le groupe est souvent décrit par les médias, les chercheurs et les autorités comme suprémaciste blanc et néofasciste, avec des positions anti-immigration radicales et des références à des théories comme le « grand remplacement ».
L’événement a provoqué une vive réaction: la première ministre du Québec Christine Fréchette, le chef du Parti québécois Paul St-Pierre Plamondon et de nombreux élus ont dénoncé un acte raciste. Des citoyens et groupes communautaires ont répliqué le 1er juin en déployant une bannière « Je me souviens d’un Québec inclusif » au même endroit.
Cet incident met en lumière la présence active de Second Sons au Québec et relance le débat sur l’extrémisme de droite et les groupes qui opèrent de manière masquée dans l’espace public. Aucune arrestation n’a été signalée à ce jour.
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Le samedi 31 mai 2026, vers 15 h 30, au parc des Vétérans à Shawinigan, une vingtaine d’individus vêtus de noir, portant casquettes et foulards blancs masquant leur visage, se sont brièvement rassemblés.
Ils ont déployé une grande bannière blanche arborant le slogan « **JE ME SOUVIENS D’UN QUÉBEC BLANC** », flanqué de fleurs de lys, tout en brandissant des drapeaux du Canada, du Québec et d’autres étendards noirs.
- https://nomos-tv.com/emissions/midi-cor ... -en-direct
- https://www.lapresse.ca/actualites/regi ... reagir.php
- https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/22 ... shawinigan
- https://lactualite.com/actualites/des-s ... -mauricie/
La photo de l’événement, prise par un passant et diffusée sur les réseaux sociaux, est rapidement devenue virale. La Sûreté du Québec a été informée mais aucun permis n’avait été accordé par la Ville de Shawinigan pour ce rassemblement.
Le lundi 1er juin 2026, Jeremy MacKenzie, fondateur et président de Second Sons Canada, a revendiqué l’action sur les réseaux sociaux. Il a confirmé que des membres de la branche québécoise du groupe, également connue sous le nom de Frontenac Active Club, en étaient responsables. Le chef de cette division québécoise est Shawn Beauvais MacDonald.
Second Sons Canada, fondé en 2024 par MacKenzie (ancien militaire et figure de l’extrême droite), se présente comme un « club nationaliste masculin » promouvant la camaraderie, l’entraînement physique et la fierté identitaire. Il s’inscrit dans le mouvement international des Active Clubs, des groupes décentralisés qui mêlent fitness, arts martiaux et idéologie nationaliste blanche. Le groupe est souvent décrit par les médias, les chercheurs et les autorités comme suprémaciste blanc et néofasciste, avec des positions anti-immigration radicales et des références à des théories comme le « grand remplacement ».
L’événement a provoqué une vive réaction: la première ministre du Québec Christine Fréchette, le chef du Parti québécois Paul St-Pierre Plamondon et de nombreux élus ont dénoncé un acte raciste. Des citoyens et groupes communautaires ont répliqué le 1er juin en déployant une bannière « Je me souviens d’un Québec inclusif » au même endroit.
Cet incident met en lumière la présence active de Second Sons au Québec et relance le débat sur l’extrémisme de droite et les groupes qui opèrent de manière masquée dans l’espace public. Aucune arrestation n’a été signalée à ce jour.
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