L’inflation actuelle n’est pas causée par les défis de la chaîne d’approvisionnement ou la guerre en Ukraine.
Elle est causée par la politique monétaire de la Banque du Canada. Entre mars 2020 et mars 2022, le budget du gouvernement Trudeau a été dans le rouge de 380 milliards de $. Ce déficit a été entièrement financé par des emprunts auprès de la Banque du Canada. Les avoirs de la Banque en obligations du Canada ont augmenté de 400 milliards depuis deux ans (voir tableau ci-dessous tiré du site web de la Banque du Canada). Ainsi, la Banque du Canada a financé la totalité de l'augmentation des dépenses fédérales au cours des deux dernières années en « imprimant » des dollars et en les prêtant au gouvernement du Canada pour financer ses déficits.
Tout ce papier monnaie qui a inondé le marché a comme conséquence qu’il y a trop de papier monnaie pour trop peu de biens demandés. Conséquence: la valeur du papier monnaie se déprécie. Ça en prend plus pour acheter les mêmes biens. Autrement dit, les prix augmentent.
Et maintenant, voyant que les prix augmentent, la Banque du Canada va étouffer l’économie et causer une récession en haussant les taux d’intérêt maintenus artificiellement bas.
Le gouvernement n’est pas capable de rien gérer. C’est vrai pour tout, que ce soit son système de paie ou la masse monétaire.
Et le 18 juillet 2022, Adrien Pouliot a ajouté ceci à propos des taux hypothécaires.
La Banque du Canada, qui a gonflé à l’hélium le prix des maisons en imprimant follement des millards de billets du Dominion, est en train de pêter la bulle.
Les prix nationaux de l'immobilier ont chuté de 1,9 % en juin, ce qui a suivi des baisses en mai (-1,0 %) et en avril (-0,5 %). Par rapport au pic, les prix sont en baisse de 3,3 %, avec des baisses plus marquées à Toronto et à Vancouver. Les ventes en volume ont également chuté de 5,6 % en un mois et de 24 % d'une année sur l'autre.
Les nouvelles règles de prêts hypothécaires forcent les banques à calculer la capacité d’emprunt d’un client en ajoutant 2% au taux d’intérêts actuel. Un acheteur potentiel qui souhaite maintenant emprunter sur 5 ans à 5 % devra prouver qu'il peut effectuer ses paiements à un taux de 7 %.
Bonne chance avec ça!
Le ralentissement de l’immobilier va se transformer en un resserrement des conditions financières qui va déclencher une récession que personne sur Bay Street ou à la Banque du Canada ne semble prêt à prévoir.
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