7 juin 2024
Hydro-Québec rebrasse sa haute direction, en pleine réforme Fitzgibbon
Dans l'ombre du dépôt du projet de loi du ministre Pierre Fitzgibbon, le PDG d'Hydro-Québec Michael Sabia a annoncé à ses 23 000 employés, jeudi, une grande réorganisation de la haute direction de la société d'État. Le conseil d'administration sera aussi chamboulé.
Les notes internes obtenues par Radio-Canada montrent que les changements visent à concentrer [les] efforts sur le développement éolien et à réaliser au plus vite les grands projets d'infrastructure nécessaires pouraugmenter la production de 9 000 mégawatts d'électricité d'ici 11 ans.
[Éditeur: ça, c'est pour le bénéfice (essentiellement) des transnationales étrangères qui viennent ici pour profiter de nos largessses. C'est une forme de paiement à la mafia mondialistes.]
Hydro-Québec doit développer 5000 kilomètres de lignes de transport supplémentaires, installer de nouvelles turbines plus performantes dans ses centrales hydroélectriques, construire de nouvelles centrales à réserve pompée et bâtir des parcs de centaines d'éoliennes.
[Éditeur: c'est de la folie, surtout alors qu'on sait que c'est de l'endettement-pur, sur le dos des Québécois déjà passablement éprouvés par l'inflation et l'inabordabilité des logements.]
Recrutement d'un bâtisseur de Rio Tinto
Pour réussir son grand chantier de 185 milliards de dollars, la société d'État est allée recruter, en Mongolie, le Québécois Michel Charron, qui avait la responsabilité de projets majeurs de Rio Tinto. On peut lire, dans une des notes internes, qu'il a dirigé des projets importants de développement, de construction et de commercialisation d'installations industrielles, de plusieurs milliards de dollars, dans différents secteurs, au Canada et à l’international.
[Éditeur: n'importe quoi, on a pas besoin de lui, du tout.]
Michel Charron est nommé vice-président – Projets de construction. Il travaillera avec Claudine Bouchard, qui demeure Vice-présidente exécutive et cheffe de l’exploitation et des infrastructures.
La question de la main-d'œuvre sera centrale à la réussite du plan d'Hydro-Québec. Il faudra jusqu'à 55 000 travailleurs de la construction en 2033 pour y parvenir, soit le quart de tous les travailleurs de la construction du Québec.
Dans ce contexte, Dominic Roy est promu vice-président – Stratégies d’innovation opérationnelle et santé-sécurité au travail, avec le mandat de faire d'Hydro-Québec une organisation agile et innovante avec l'accent mis sur la formation des équipes.
Hydro-Québec a annoncé, la semaine dernière, vouloir prendre le contrôle de la filière éolienne, réservée au secteur privé jusqu'à maintenant.
[Éditeur: justement, on en veut PAS des éoliennes toxiques qui empoisonnent le vivant, aussi bien avec les fréquences contre-nature qu'avec les nano-plastiques qui tuent le sol, partout autour des éoliennes.]
Ainsi, Mathieu Johnson est nommé vice-président – Développement éolien, recherche et parquet de transactions (les ventes d'électricité à l'exportation). Dans la note interne, on peut lire que l'éolien est un élément clé de diversification pour le système énergétique du futur qui requière des efforts dédiés et une accélération de notre expertise.
Une autre recrue issue de McKinsey
Joël Thibert fait son entrée à la société d'État à titre de vice-président – Planification énergétique et stratégie. Il était précédemment analyste spécialisé dans le secteur de l'énergie au sein de la firme de consultants McKinsey. Son équipe aura le mandat de concevoir des stratégies pour décarboner et accroître la prospérité du Québec.
[Éditeur: un mondialiste de plus qui veut nous ruiner avec sa "guerre au carbone". C'est une insulte à notre intelligence d'embaucher un collabo-mondialiste de McKinsey.]
La firme McKinsey n'est jamais loin d'Hydro-Québec, avec une trentaine de contrats en moins de 10 ans.
Le PDG Michael Sabia a déjà à ses côtés, comme cheffe de cabinet,
Jeanne Olivier, qui a travaillé chez McKinsey jusqu'en 2022, avant de rejoindre le cabinet du ministre Pierre Fitzgibbon pour quelques mois comme conseillère politique.
Moins de membres et un sous-ministre au C.A.
Le
projet de loi 69 déposé jeudi abaisse le nombre de membres du conseil d'administration d'Hydro-Québec et en modifie la composition. Il passera de 17 membres à un total entre 9 et 13. Par ailleurs, le sous-ministre du ministère de l'Économie, de l'Innovation et de l'Énergie en deviendra membre d'office.
Redorer l'image de marque auprès de la clientèle
Hydro-Québec est trop compliquée et la qualité du service n'est pas au rendez-vous, répète souvent le PDG Michael Sabia, ce qui a terni l'image de l'entreprise ces dernières années, avec des épisodes de pannes remarqués.
Pour redorer son blason, Hydro-Québec recrute France Wong, présidente de l'agence de publicité BleuBlancRouge et la nomme vice-présidente – Marketing, expérience client et image de marque.
France Wong, qui a déjà travaillé pour Sid Lee, LG2 et Cossette. Elle a également œuvré en gestion de crise réputationnelle, en gestion d’impact, précise le message interne.
Elle travaillera avec l'actuel vice-président Dave Rhéaume, qui perd la charge de la planification énergétique pour se concentrer sur son autre mandat de l'expérience client.
Avec le projet de loi du ministre Fitzgibbon, si la Régie de l'énergie le décide, Hydro-Québec pourrait instaurer une modulation des tarifs pour encourager les clients à mieux consommer et à moins consommer d'électricité dans les heures de pointe hivernales.
[Éditeur: quelle arrogance d'imposer une telle stupidité aux Québécois tout en s'offrant "à rabais" aux transnationales étrangères.]
Sur l'objectif de 9000 mégawatts de nouvelles capacités, jusqu'à 1800 mégawatts proviendraient d'économies d'énergies, soit plus de production que le complexe de la Romaine.
Source:
MSN / Radio-Canada
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