Au début des années 2000, Toys-R-Us est une machine de guerre.
- 1 500 magasins.
- Des milliards de dollars de ventes.
- Le roi incontesté du jouet.
Mais Internet arrive.
Et ils sont en retard.
Alors, au lieu de construire leur propre site e-commerce…
Ils vont faire une grosse erreur.
En 2000, ils signent un contrat exclusif de 10 ans avec une petite startup encore connue pour vendre des livres:
Amazon.
Le deal semble parfait:
Toys-R-Us fournit les jouets,
Amazon s’occupe du site, de la logistique et du service client.
Pour Toys-R-Us, c’est du génie.
Pour Amazon, c’est une porte d’entrée.
Parce que pendant que Toys-R-Us se repose sur ce partenariat…
Amazon observe.
Analyse.
Et apprend.
Ils laissent discrètement d’autres vendeurs de jouets entrer sur la plateforme.
Chaque vente leur donne un trésor:
Des données sur les prix, les marges, les tendances et les comportements clients.
Et petit à petit…
Amazon comprend exactement comment battre son “partenaire.”
En 2004, Toys-R-Us réalise la supercherie.
Ils attaquent Amazon en justice.
Ils gagnent 51 millions de dollars.
Mais ils ont perdu le plus précieux des actifs: le temps.
Pendant qu’ils se battent au tribunal,
Amazon perfectionne l’expérience client.
Quand Toys-R-Us lance enfin son propre site,
C’est déjà trop tard.
Les parents ont pris une nouvelle habitude: acheter leurs jouets sur Amazon.
- 2010: Amazon domine les ventes.
- 2015: Toys-R-Us ferme des dizaines de magasins.
- 2017: faillite.
- 2018: c'est terminé pour Toys-R-Us.
Ce qui ressemblait à un partenariat…
était en réalité une prise de contrôle déguisée.
Source: Maxence Duboeuf, dans Facebook
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