J'ai trouvé ce texte en anglais que je traduis ici:
En 2018, Martyna Ogonowska a poignardé un homme à mort.
L'homme, Filip Jaskiewicz, l'avait étranglée si violemment qu'il l'avait forcée à se mettre à genoux.
Il l'a ensuite agressée sexuellement.
Dans la peur et le désespoir, elle a saisi le couteau qu'elle avait commencé à porter après un viol précédent et a riposté. Pour cela, la Couronne l'a poursuivie. Le juge a reconnu l'agression sexuelle, a reconnu le traumatisme, a reconnu le syndrome de stress post-traumatique (SSPT) lié à un viol antérieur que l'État avait refusé de poursuivre. Mais il n'a pas pu accepter qu'elle ait apporté un couteau. Cela, a-t-il tranché, excluait la légitime défense. Elle a été condamnée à la prison à perpétuité, avec une peine de sûreté minimale de 17 ans. Vendredi, la Cour d'appel a confirmé cette sentence.
Que la Grande-Bretagne punisse cela n'est pas seulement injuste. C'est un avertissement. Dans l'Angleterre moderne, la résistance est en soi un crime.
Le mensonge central de ce système est le test dit de la « force raisonnable ». Les juges et les avocats en parlent comme s'il s'agissait du sommet de la retenue civilisée — de la force, certes, mais mesurée et sensée. La loi attend de la victime qu'elle soupèse sa réaction comme si elle était un procureur de la Couronne, armée de recul et de paperasse. En pratique, cela signifie que la personne qui se défend doit non seulement survivre à une attaque, mais y survivre avec calme et proportionnalité. Dès l'instant où elle utilise plus de force que ce qu'un tribunal jugera plus tard « raisonnable », elle cesse d'être une victime pour devenir une criminelle.
Ce test est insensé.
La violence n'est pas rationnelle. Elle n'est pas ordonnée. Elle survient rapidement, de manière chaotique, et généralement dans l'obscurité ou l'isolement. La plupart des gens n'en ont aucune expérience. Ils ne savent pas quel niveau de force est « raisonnable ». Ils ne peuvent pas évaluer la force de l'agresseur, les armes qu'il pourrait avoir, la gravité de ses intentions ou la possibilité d'une fuite. Quand le coup tombe, ce n'est pas un examen de droit — c'est une question de sang et de terreur. Exiger une clarté judiciaire de la part de quelqu'un qui est en train d'être violé ou étranglé n'est pas seulement absurde — c'est inique.
Affirmer que la « force raisonnable » protège le public est une fraude polie.
Elle ne protège que l'agresseur.
Elle punit ceux qui n'attendent pas d'être victimisés. Elle
inverse l'ordre moral, en plaçant davantage de surveillance sur les moyens de survie que sur l'acte de violence initial. Une loi qui fonctionne de cette manière n'est pas l'amie de la liberté. Elle est le geôlier de la dignité.
Extrait traduit en français de
l'article intitulé "Pourquoi la Grande-Bretagne punit la légitime défense: l’affaire Martyna Ogonowska", dans Libertarianism
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