Le fardeau des réparations de l'Holocauste, contre les jeunes Allemands

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Le fardeau des réparations de l'Holocauste, contre les jeunes Allemands

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Les Réparations de l'Holocauste: un fardeau financier intergénérationnel qui pèse sur les jeunes Allemands innocents de la Seconde Guerre mondiale

Depuis plus de sept décennies, l'Allemagne verse des milliards d'euros et de dollars en réparations et indemnités aux survivants de l'Holocauste et à leurs ayants droit. Ces paiements, initiés en 1952, ne cessent de croître malgré le passage du temps. Aujourd'hui, en 2026, ce sont les générations nées bien après 1945 – et surtout les jeunes – qui financent, via leurs impôts, un dispositif dont ils n'ont aucune responsabilité historique. Les chiffres parlent d'eux-mêmes: plus de 95 milliards de dollars déjà versés, et des accords annuels dépassant 1,2 milliard de dollars.

Les origines et l'ampleur historique des paiements (1952-2025)

Tout commence avec l'Accord de Luxembourg, signé le 10 septembre 1952 (et entré en vigueur le 27 mars 1953) entre la République fédérale d'Allemagne, l'État d'Israël et la Conference on Jewish Material Claims Against Germany (Claims Conference). Cet accord historique prévoyait initialement 3 milliards de marks pour Israël et 450 millions pour les organisations juives représentant les survivants.

Depuis lors, les négociations successives ont fait exploser les montants. Selon les données officielles de la Claims Conference, l'Allemagne a versé, au total, plus de 95 milliards de dollars en indemnités individuelles, restitutions et compensations pour les souffrances et pertes subies sous le régime nazi. D'autres sources officielles évoquaient encore 86,8 milliards de dollars jusqu'en 2018, avant que les paiements n'augmentent fortement ces dernières années.

Ces sommes ne concernent pas seulement les survivants directs (environ 196 600 personnes encore en vie en 2026, avec un âge médian de 87 ans), mais aussi leurs ayants droit (héritiers) dans le cadre des restitutions de biens spoliés et de certaines pensions. Des programmes comme le Fonds Article 2 ou les paiements de « Hardship Fund » (fonds de détresse) ont élargi le cercle des bénéficiaires au fil des décennies.

2026: des paiements annuels record qui continuent de s'envoler

L'année 2026 marque un nouveau record. Les négociations d'octobre 2025 entre le gouvernement allemand et la Claims Conference ont abouti à 923,9 millions d'euros (soit 1,08 milliard de dollars) rien que pour les soins à domicile des survivants dans le monde entier – le budget le plus élevé de toute l'histoire du dispositif. En ajoutant les pensions directes, les services sociaux, les paiements uniques du Hardship Fund (prolongés jusqu'en 2028 à 1 450 euros par survivant éligible pour plus de 127 000 personnes) et les fonds pour l'éducation sur l'Holocauste (plus de 200 millions de dollars), le total des accords 2026 dépasse 1,2 milliard de dollars.

Ces paiements couvrent explicitement les soins à domicile, les services sociaux et les pensions directes pour les survivants partout dans le monde. Les montants ont augmenté régulièrement: environ 1,2 milliard de dollars en 2023, 1,4 milliard en 2024 et un pic proche de 1,5 milliard en 2025. Et ce, alors que le nombre de survivants diminue naturellement.

L'ampleur du fardeau financier sur les Allemands d'aujourd'hui – et surtout sur les jeunes

Ces sommes ne tombent pas du ciel: elles sont financées par le budget fédéral allemand, c'est-à-dire par les impôts des contribuables actuels. Le budget fédéral 2026 s'élève à 524,5 milliards d'euros (hors fonds spéciaux). Les réparations de l'Holocauste représentent environ 0,2 % de ce budget chaque année, mais leur cumul sur 74 ans (1952-2026) constitue un transfert historique massif.

Avec une population allemande estimée à 83,6 millions d'habitants en 2026, le coût annuel actuel (plus de 1,2 milliard de dollars, soit environ 1,1 milliard d'euros) équivaut à environ 13-15 euros par Allemand et par an. Sur 74 ans, le total de 95 milliards de dollars se traduit par plus de 1 100 dollars par citoyen en moyenne – un chiffre qui masque une réalité plus cruelle: ce sont les générations post-guerre qui paient.
99 % des Allemands actuels n'ont aucun lien direct avec la Seconde Guerre mondiale. La grande majorité est née après 1945 ; les moins de 40 ans (environ 30-35 % de la population) n'étaient même pas nés lors de la signature de l'Accord de Luxembourg en 1952. Les millennials et la Gen Z, qui entrent sur le marché du travail ou paient déjà des impôts depuis 10-20 ans, financent des compensations pour des événements survenus il y a 80 ans.
Comparaison avec le quotidien des jeunes: ce fardeau s'ajoute à une dette publique allemande en forte hausse (le budget 2026 prévoit près de 98 milliards d'euros d'emprunts rien que pour le budget de base, plus les fonds spéciaux). Les jeunes font face à une stagnation économique, une crise du logement, des impôts élevés et des investissements publics insuffisants dans l'éducation ou les infrastructures. Pendant ce temps, plus de 1 milliard d'euros par an partent en réparations – un montant qui, cumulé, aurait pu financer des milliers de logements sociaux, des baisses d'impôts pour les familles ou des programmes pour la jeunesse.

Perspective intergénérationnelle: depuis 1952, ce sont successivement les enfants, petits-enfants et arrière-petits-enfants des Allemands de l'après-guerre qui assument cette dette morale et financière. Les survivants ont aujourd'hui plus de 80 ans ; leurs ayants droit (héritiers) bénéficient encore de fonds. Les jeunes Allemands, eux, héritent d'un passif sans avoir jamais eu voix au chapitre.


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En résumé, les réparations de l'Holocauste, légitimes dans leur principe historique, se sont transformées en un mécanisme perpétuel qui transfère des dizaines de milliards des poches des contribuables actuels – et particulièrement des jeunes innocents – vers des programmes mondiaux de soutien.

Avec des paiements annuels records en 2026 et un total dépassant les 95 milliards de dollars, l'ampleur du dispositif illustre à quel point le poids financier d'une tragédie vieille de quatre-vingts ans continue de peser sur une génération qui n'a connu ni la guerre ni le nazisme.

C'est un débat rarement posé en ces termes: jusqu'à quand, et à quel coût pour les innocents d'aujourd'hui?




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Re: Le fardeau des réparations de l'Holocauste, contre les jeunes Allemands

Message par cgelinas »

Clarification sur les paiements aux ayants droit dans le cadre des réparations allemandes pour l'Holocauste

Voici une clarification précise et factuelle sur la phrase « leurs ayants droit (héritiers) bénéficient encore de fonds » dans le contexte des réparations allemandes pour l'Holocauste.

Les paiements principaux administrés par la Claims Conference (fonds de soins à domicile, pensions mensuelles du Article 2 Fund, paiements uniques du Hardship Fund et suppléments annuels) sont réservés exclusivement aux survivants encore en vie. Les héritiers (enfants, petits-enfants, etc.) ne peuvent pas postuler à ces programmes. Les demandes doivent être faites par le survivant lui-même, et les paiements cessent généralement à son décès.

Cependant, des exceptions limitées existent pour les ayants droit proches (principalement le conjoint survivant, et dans certains cas les enfants) dans des situations très spécifiques:

1. Succession limitée pour certains fonds (Article 2 Fund et CEE Fund)
  • Si un survivant a déposé une demande, qu'elle a été approuvée, mais qu'il décède avant le début des paiements mensuels: le conjoint survivant (ou, s'il est décédé, les enfants en parts égales) peut recevoir les paiements dus jusqu'à la date du décès (sous conditions strictes et dans un délai de 2 ans).
  • Si le survivant décède après la soumission de la demande mais avant l'approbation définitive: le conjoint (ou les enfants) peut recevoir un montant forfaitaire calculé sur la base des mois entre la demande et le décès (jusqu'à environ 2 556 € maximum pour l'Article 2 Fund).
  • Ces cas concernent des pensions mensuelles d'environ 667 € par mois pour les bénéficiaires éligibles de l'Article 2 Fund (environ 50 000 personnes dans le monde reçoivent ces pensions via la Claims Conference).
2. Fonds pour les conjoints survivants (« Spouse of Holocaust Survivor Fund »)

Ce fonds spécifique est ouvert aux veuves/veufs de survivants qui recevaient des pensions Article 2 ou CEE Fund. Il permet au conjoint survivant de bénéficier d'une aide, mais il n'est pas ouvert aux enfants ou autres héritiers plus éloignés.

3. Paiements uniques du Hardship Fund (fonds de détresse)
  • Le paiement principal et les suppléments annuels (ex.: 1 450 € en 2026, prolongés jusqu'en 2028) sont réservés aux survivants vivants.
  • Exception rare: si un survivant a déposé une demande et décède pendant le traitement, le conjoint survivant (ou les enfants si pas de conjoint) peut parfois recevoir le montant (ex.: jusqu'à 2 556 € dans certains cas historiques). Les autres héritiers ne sont pas éligibles.
4. Restitution de biens spoliés et compensations historiques (BEG, BRÜG, etc.)

C'est le domaine où les héritiers (enfants, petits-enfants) bénéficient encore le plus concrètement aujourd'hui.
  • La restitution de biens immobiliers, entreprises, comptes bancaires, œuvres d'art, etc. spoliés pendant la période nazie peut être réclamée par les héritiers légaux.
  • Depuis 1990, l'Allemagne a versé environ 2,5 milliards d'euros (environ 2,8 milliards de dollars) en restitution/compensation pour des biens perdus, principalement à des anciens propriétaires ou leurs héritiers.
  • Des milliers de demandes de restitution d'art ou d'objets culturels sont encore traitées ou en cours de négociation (via la German Lost Art Foundation ou des accords individuels). Des cas célèbres d'œuvres d'art restituées à des familles d'héritiers continuent d'apparaître régulièrement.
  • Ces montants sont très variables: de quelques milliers d'euros à plusieurs millions selon la valeur du bien restitué ou compensé.
5. Autres cas marginaux
  • Certaines lois allemandes (BEG – Federal Indemnification Law) prévoient des paiements transitoires aux conjoints survivants (ex.: allocation de 9 mois basée sur la pension minimale) ou, dans des cas exceptionnels, le transfert de sommes dues non versées.
  • Les pensions de sécurité sociale allemandes pour travail en ghetto (ZRBG) ou d'autres indemnités directes du gouvernement allemand sont généralement arrêtées au décès, mais des arriérés peuvent parfois être versés aux ayants droit proches.
En résumé des montants en 2026
  • Les grands volumes (plus de 1,2 milliard de dollars/an, dont 923,9 millions d'euros pour les soins à domicile) vont uniquement aux survivants vivants (environ 196 000 personnes, âge médian ~87-88 ans).
  • Les flux vers les héritiers sont marginaux: ils concernent surtout des cas individuels de succession de pensions en cours, des restitutions de biens (dont le total historique depuis 1990 reste autour de 2,5 milliards d'euros sur plusieurs décennies) et des restitutions d'art/objets (pas chiffrés globalement de manière centralisée, mais en milliers de cas).
  • Il n'existe pas de fonds ouvert aux petits-enfants ou héritiers lointains pour des compensations générales. Les programmes récents (Hardship Fund, soins à domicile) excluent explicitement les héritiers.

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En pratique, la très grande majorité des paiements actuels profite aux survivants directs. Les bénéfices pour les ayants droit se limitent à des mécanismes de succession très encadrés ou à des restitutions de biens spécifiques, dont le poids financier global reste faible par rapport au budget annuel de plus d'un milliard de dollars dédié aux survivants vivants. Ces mécanismes expliquent pourquoi on parle encore d'« ayants droit » dans certains contextes, même si leur part réelle dans les flux financiers 2026 est très limitée.



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Message par cgelinas »

La Canada doit-il aussi verser des réparations?


Non, le Canada n'a aucune obligation légale, historique ou morale de verser des réparations financières directes aux survivants de l'Holocauste


Le Canada n'a aucune obligation légale, historique ou morale de verser des réparations financières directes aux survivants de l'Holocauste ou à leurs ayants droit, contrairement à l'Allemagne.

Pourquoi le Canada n'est pas concerné par des réparations pour l'Holocauste?
  • Le Canada n'a pas commis l'Holocauste. Il n'a pas organisé, planifié ni exécuté la persécution systématique des Juifs. L'Holocauste est un crime du régime nazi allemand (et de ses collaborateurs en Europe occupée).
  • Le Canada a combattu l'Allemagne nazie pendant la Seconde Guerre mondiale (déclaration de guerre en septembre 1939). Près de 5 900 Juifs canadiens ont servi dans les forces armées canadiennes, et environ 450 sont morts au combat.
  • Aucune propriété juive n'a été spoliée par l'État canadien pendant la guerre. Il n'y a donc pas eu de restitution de biens à effectuer sur le territoire canadien.
Le Canada a toutefois un bilan mitigé sur l'immigration juive:
  • Entre 1933 et 1945, il a admis moins de 5 000 réfugiés juifs — l'un des pires records parmi les démocraties occidentales (« None is too many » était la réponse d'un fonctionnaire en 1945).
  • En 1939, le Canada a refusé le navire MS St. Louis (907 réfugiés juifs). Le bateau est retourné en Europe ; environ 254 passagers sont morts dans l'Holocauste.
  • Après la guerre, près de 40 000 survivants de l'Holocauste se sont installés au Canada, et le pays a progressivement ouvert ses portes dans les années 1940-1950.
En 2018, le Premier ministre Justin Trudeau a présenté des excuses formelles pour le refus du MS St. Louis et pour l'antisémitisme institutionnel de l'époque. Aucune compensation financière n'a été versée. Des groupes de descendants ont demandé un fonds de compensation, mais cela n'a pas abouti à des paiements gouvernementaux directs aux survivants ou héritiers.

Le soutien canadien actuel aux survivants

Aujourd'hui, le soutien canadien aux survivants de l'Holocauste vivant au Canada provient principalement de:
  • La Claims Conference (financée par l'Allemagne) → fonds pour soins à domicile, aide d'urgence, etc. (ex.: allocations de 18,6 millions $ annoncées pour les survivants canadiens dans certaines années).
  • Des organisations juives canadiennes (Jewish Family Services, etc.) qui aident à remplir les demandes de pensions allemandes.
  • Des subventions fédérales modestes pour l'éducation et la mémoire de l'Holocauste (Budget 2024: 90,5 millions $ sur plusieurs années pour combattre l'antisémitisme et financer des musées/centres comme le Toronto Holocaust Museum ou le Montréal Holocaust Museum, plus 5 millions $ sur 5 ans + 2 millions $/an pour un Programme national de commémoration de l'Holocauste).
Le Canada aide diplomatiquement à la restitution de biens en Europe (Pologne, etc.), mais ne paie pas lui-même.

Comparaison avec les réparations que le Canada a déjà versées

Le Canada a versé (ou s'est engagé à verser) des compensations importantes pour des fautes commises directement par l'État canadien:
  • Internement des Japonais-Canadiens (1942-1949): excuses en 1988 + 21 000 $ par personne affectée + 12 millions $ pour la communauté + création de la Fondation canadienne des relations raciales.
  • Taxe de capitation chinoise (1885-1923): excuses en 2006 + 20 000 $ symboliques aux survivants ou veuves (seulement ~785 personnes ont reçu le paiement ; total ~16 millions $). La taxe avait rapporté environ 23 millions $ de l'époque (équivalent à des centaines de millions aujourd'hui).
  • Pensionnats autochtones (« Indian Residential Schools »): Accord de règlement de 2007 (~5 milliards $ en paiements individuels) + fonds de guérison + Commission de vérité et réconciliation. Des règlements supplémentaires portent le total à plus de 60 milliards $ (2023) pour divers volets. Des négociations continuent.
  • Autres: relocalisation forcée d'Inuits, etc.
Ces cas concernent des politiques canadiennes appliquées sur le territoire canadien à des citoyens ou résidents canadiens.

Le principe cohérent

Si l'on applique le même raisonnement qu'aux Allemands d'aujourd'hui (qui paient pour des crimes commis avant leur naissance):
  • Les jeunes Canadiens d'aujourd'hui (nés après 1980-1990) n'ont aucune responsabilité dans la politique d'immigration restrictive des années 1930-1940.
  • Demander au contribuable canadien actuel de verser des réparations pour l'Holocauste reviendrait à étendre indéfiniment la responsabilité collective à des générations innocentes — exactement le débat que soulève le cas allemand (95+ milliards $ depuis 1952, plus de 1,2 milliard $/an en 2026, financés par les impôts des jeunes qui n'ont rien à voir avec le nazisme).
Le Canada assume déjà un lourd fardeau de réparations et de programmes pour ses propres fautes historiques (surtout envers les Autochtones). Ajouter une dette morale et financière pour un crime dont il n'est pas l'auteur principal serait injuste et sans fondement juridique.

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Conclusion: Non, le Canada ne « doit » pas verser de réparations pour l'Holocauste. Il a le devoir de se souvenir, d'éduquer contre l'antisémitisme et de soutenir les survivants via des programmes d'éducation et d'aide communautaire — ce qu'il fait déjà modestement. Les paiements massifs et perpétuels restent la responsabilité première de l'Allemagne, qui a commis le crime. Imposer cela aux contribuables canadiens d'aujourd'hui, y compris aux jeunes, serait une extension illogique et intergénérationnellement injuste du principe de réparation.



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Message par cgelinas »

Comparaison entre les réparations allemandes aux victimes de l'Holocauste et les compensations canadiennes aux Autochtones: montants et proportion par rapport à la population

Voici une analyse factuelle, à jour en mars 2026, basée sur les données officielles de la Claims Conference, du gouvernement allemand, du gouvernement canadien (CIRNAC, ISC) et d'analyses indépendantes (comme le Fraser Institute). Les deux dispositifs sont des transferts intergénérationnels financés par l'impôt des contribuables actuels, mais ils diffèrent radicalement par leur échelle, leur durée et leur lien avec la population payeuse.

1. Montants en argent (cumulés et annuels)

Réparations allemandes (Holocauste, depuis 1952)
  • Total cumulé: plus de 95 milliards de dollars US (environ 130 milliards CAD) versés depuis l'Accord de Luxembourg de 1952 jusqu'en 2026. Ce chiffre inclut les indemnités individuelles, les restitutions de biens, les pensions et les fonds de soins.
  • Paiements annuels 2026: plus de 1,2 milliard de dollars US (dont 1,08 milliard de dollars US / 923,9 millions d'euros rien que pour les soins à domicile des survivants dans le monde entier). Il s'agit du budget le plus élevé de l'histoire du dispositif.
  • Durée: 74 ans (paiements perpétuels qui augmentent malgré la baisse du nombre de survivants).
Compensations canadiennes aux Autochtones (principalement depuis 2007)
  • Total cumulé majeur: environ 60 milliards de dollars canadiens (~44 milliards de dollars US) pour les claims approuvés jusqu'en 2023-2025 (chiffre Fraser Institute 2023, actualisé avec les règlements subséquents). Cela inclut:
    • Accord sur les pensionnats indiens (IRSSA 2007): ~5-6 milliards CAD (Common Experience Payment + Independent Assessment Process).
    • Perte de langue et culture (2023): 2,8 milliards CAD.
    • Sixties Scoop: ~0,5 à 0,9 milliard CAD.
    • Discrimination en protection de l'enfance (enfants autochtones en famille d'accueil): plus de 23 milliards CAD (révisé en 2023, faisant partie d'accords globaux de 40 milliards CAD incluant services).
  • Paiements annuels récents: plusieurs milliards par an en règlements et programmes de réconciliation (ex.: 385 millions $ prévus en 2025-26 pour un seul volet horizontal, mais les gros règlements sont ponctuels et massifs).
  • Durée: ~19 ans pour la grande majorité des paiements (explosion depuis 2018-2023).
Verdict sur les montants: L'Allemagne a versé plus du double en valeur absolue, mais sur quatre fois plus longtemps. Le Canada a concentré des paiements très rapides et massifs en moins de 20 ans.

2. Proportion par rapport à la population (fardeau par contribuable et rapport bénéficiaires / payeurs)

Population payeuse (contribuables qui financent via le budget fédéral)
  • Allemagne: 83,6 millions d'habitants en 2026.
  • Canada: 41,5 millions d'habitants en 2026.
Bénéficiaires directs
  • Allemagne: ~196 600 survivants de l'Holocauste encore vivants dans le monde entier (médiane d'âge 87-88 ans). Les paiements vont principalement aux survivants directs (pas aux héritiers lointains, sauf exceptions très limitées pour conjoints ou restitutions de biens).
  • Canada: Les Autochtones (Premières Nations, Métis, Inuit) représentent ~1,8 million de personnes (5 % de la population en 2021 ; estimé ~1,9-2 millions en 2026). Les compensations touchent des centaines de milliers de survivants des pensionnats, enfants placés, etc., mais aussi des fonds collectifs pour communautés.
Fardeau par citoyen payeur (par tête)
  • Allemagne:
    • Cumulé: ~1 137 dollars US par Allemand depuis 1952 (95 milliards / 83,6 millions).
    • Annuel 2026: ~14,4 dollars US par Allemand et par an.
  • Canada:
    • Cumulé: 1 060 dollars US (1 445 CAD) par Canadien depuis ~2007 (44 milliards USD / 41,5 millions).
    • Le fardeau annuel est plus concentré (plusieurs milliards par an ces dernières années).
Ratio bénéficiaires / population payeuse
  • Allemagne: les 196 600 survivants représentent 0,00023 % de la population allemande (paiements mondiaux pour un crime commis il y a 80 ans).
  • Canada: les 1,9 million d'Autochtones représentent 4,6 % de la population canadienne (paiements internes pour des politiques appliquées sur le territoire canadien).
Comparaison en proportion
  • L'Allemagne transfère un montant cumulé similaire par habitant, mais à un groupe extrêmement réduit de bénéficiaires (moins de 200 000 personnes dans le monde) et sur une durée beaucoup plus longue.
  • Le Canada transfère un montant comparable par habitant, mais à un groupe beaucoup plus large (près de 2 millions de ses propres citoyens) et en un temps record (20 ans). Le fardeau est donc plus concentré sur les jeunes Canadiens d'aujourd'hui, qui n'ont aucun lien personnel avec les pensionnats des années 1880-1990.
  • En termes relatifs: les réparations allemandes pèsent sur 100 % des contribuables pour 0,00023 % de « victimes historiques mondiales ». Les compensations canadiennes pèsent sur 100 % des contribuables (y compris les Autochtones eux-mêmes) pour ~5 % de la population nationale.
Tableau récapitulatif (chiffres 2026)

── Total cumulé ──
  • Allemagne (Holocauste) : >95 milliards USD (74 ans)
  • Canada (Autochtones) : ~44 milliards USD (19 ans)
  • Comparaison : Allemagne ×2, mais durée ×4
── Paiements annuels récents ──
  • Allemagne (Holocauste) : >1,2 milliard USD
  • Canada (Autochtones) : Plusieurs milliards (règlements)
  • Comparaison : Similaire en pic
── Population payeuse ──
  • Allemagne (Holocauste) : 83,6 millions
  • Canada (Autochtones) : 41,5 millions
  • Comparaison : Allemagne 2× plus grande
── Fardeau cumulé par habitant ──
  • Allemagne (Holocauste) : ~1 137 USD
  • Canada (Autochtones) : ~1 060 USD
  • Comparaison : Quasi identique
── Nombre de bénéficiaires principaux ──
  • Allemagne (Holocauste) : ~196 600 survivants mondiaux
  • Canada (Autochtones) : ~1,9 million Autochtones
  • Comparaison : Canada ×10
── Proportion bénéficiaires / population ──
  • Allemagne (Holocauste) : 0,00023 %
  • Canada (Autochtones) : ~4,6 %
  • Comparaison : Canada ×20 000

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Conclusion: Les deux pays ont assumé un fardeau financier intergénérationnel important, financé par les impôts des jeunes qui n'ont pas vécu les événements. L'Allemagne paie plus longtemps et plus globalement pour un nombre très limité de survivants. Le Canada paie plus rapidement et massivement pour une proportion bien plus importante de sa propre population. Dans les deux cas, le coût par contribuable reste du même ordre de grandeur (~1 000-1 100 $ US cumulés), mais le débat sur la « proportionnalité » et la durée reste ouvert: jusqu'où va la responsabilité collective des générations innocentes?



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