Lettre d'un agriculteur pour la consultation publique, au Québec

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cgelinas
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Lettre d'un agriculteur pour la consultation publique, au Québec

Message par cgelinas »

Voici le lien vers la consultation publique en agriculture, au Québec (où il est possible de télécharger le "gabarit pour commentaire"):


Les grandes lignes gouvernementales pour ce projet de nouveau cadre réglementaire agricole sont...

Le gouvernement du Québec franchit une nouvelle étape vers le remplacement du Règlement sur les exploitations agricoles (REA), en vigueur depuis plus d’une vingtaine d’années. Il souhaite consulter la population concernant le projet de règlement intitulé « Règlement sur les pratiques agroenvironnementales », lequel remplacerait le REA, et concernant d’autres projets de règlements qui y sont associés.

La consultation publique a pour objectif de recueillir les commentaires des personnes et des organisations concernées afin d’améliorer les projets de règlements, en tenant compte des préoccupations qui seront soulevées.

Objectifs du nouveau cadre

Le projet de cadre réglementaire vise à harmoniser l’encadrement et à favoriser le virage environnemental du secteur agricole québécois en misant notamment sur des pratiques de conservation des sols.

Il propose des conditions prévisibles, plus équitables et adaptées à la diversité des productions agricoles actuelles, notamment dans les secteurs en émergence ou en pleine croissance comme l’entomoculture, l’aquaculture et la culture en bâtiments. En élargissant et en adaptant le cadre à ces filières, le gouvernement souhaite assurer un encadrement moderne qui reflète la réalité des nouvelles pratiques et qui appuie leur développement responsable.

Et ce "projet" fait réagir, fortement... surtout chez les agriculteurs.

C'est pourquoi l'un d'entre eux invite à la population à se faire entendre en prenant inspiration de la lettre qui suit qui cible certaines des dispositions pressenties pour ce projet.

Donc...

Tout d'abord, le message très direct de "Sébastien Es" qui explique pourquoi il faut se faire entendre auprès de la consultation pour défendre les agriculteurs du Québec:

URGENT!

Partagez en grand nombre.


Agriculteurs, familles et amis, la consultation publique pour un nouveau cadre réglementaire agricole se termine le 10 avril 2026.


Ce projet, si adopté, viendra mettre en place des mesures dites adaptées et réalistes, mais en réalité obstructives, contraignantes et déconnectées tant de la réalité agricole que des vrais enjeux. En d’autres termes, on veut sacrifier l’agriculture au profit de la politique.

Voici ce qui nous serait imposé:

  • Les quantités de fumier et de lisier sur vos terres seront réduites
  • En plus du bilan phosphore, il faudra compléter un bilan Azote et Potassium (bilan NPK) de tous les champs
  • Vos frais d’agronomes pour des suivis augmenteront
  • Les coûts d’accompagnement des ingénieurs augmenteront
  • Le nombre d’analyses pour vos fosses à lisier seront aussi en augmentation
  • Des engrais verts obligatoires sur 50 % de vos surfaces (hauteur de 10cm minimum à l'automne) et obligatoirement celles qui reçoivent des matières fertilisantes organiques
  • Une zone de champ de 50m de long avec une pente de 10% et plus devra avoir des recommendations agronomiques pour être cultivée
  • Encore plus de temps perdu au bureau plutôt que d’être à travailler dans le champ, encore plus de paperasse !

Le tout serait appliqué dès Janvier 2027

Le lien vers la consultation publique sera en commentaire; j’ai appris que de la mettre dans la description restreindrait beaucoup la portée du clip...

Voir aussi, en commentaire, la lettre que Martin Cuerrier a rédigé et que vous pouvez copier ou utiliser comme inspiration; un très grand merci à Martin et à son épouse pour ce document et pour l’autorisation de le partager.

Et ensuite...

Le 8 avril 2028, Jonathan Es a relayé cette lettre de Martin Cuerrier, dans Facebook...

Lettre pour la consultation publique


Objet: Nouvelle réglementation RPAE — L’agriculture doit être partenaire, pas cible politique


Madame, Monsieur,

Je prends la parole aujourd’hui comme producteur agricole, mais également comme représentant d’une réalité vécue par de nombreuses fermes québécoises face à la nouvelle réglementation RPAE.

Depuis plusieurs années, le milieu agricole fait face à une accumulation constante de normes environnementales, de contraintes administratives et de pressions réglementaires toujours plus importantes. Cette nouvelle réglementation s’inscrit malheureusement dans une tendance préoccupante: celle de considérer les agriculteurs comme des pollueurs à encadrer plutôt que comme des professionnels essentiels à la solution environnementale.

Il est important de rappeler que les producteurs agricoles sont les premiers gestionnaires du territoire québécois. Nous vivons sur nos terres, nous y élevons nos familles et nous avons tout intérêt à préserver la qualité des sols, de l’eau et de l’environnement. Contrairement à l’image parfois véhiculée, l’agriculture moderne repose sur la formation, la science, l’innovation et l’expérience terrain.

Je représente personnellement la troisième génération à exploiter les mêmes terres. Cela représente près d’un siècle d’observation, d’adaptation et d’amélioration continue. Cette expertise pratique semble pourtant trop rarement considérée lors de l’élaboration de règlements ayant des impacts majeurs sur nos entreprises.

Une question fondamentale doit être posée: pourquoi les agriculteurs ne sont-ils pas pleinement consultés avant l’imposition de mesures qui transforment directement leurs pratiques?

Des mesures uniformes pour des réalités multiples

Plusieurs éléments du projet de réglementation démontrent un décalage important avec la réalité agricole.

L’obligation d’un couvert végétal vivant avant le dépôt d’un amas de fumier ignore une évidence agronomique: le dépôt même du fumier détruit immédiatement la culture en place. Les chaumes de soya ou de céréales assurent déjà une protection efficace du sol et font partie des pratiques courantes.

L’exigence de couvrir 50 % des superficies agricoles à l’automne ne tient pas compte des contraintes climatiques québécoises, des fenêtres d’intervention limitées, ni des coûts additionnels importants liés aux semences, aux équipements et à la logistique. Les agriculteurs utilisent déjà diverses pratiques reconnues pour réduire l’érosion: semis direct, travail minimum du sol, maintien des résidus en surface et implantation stratégique de cultures de couverture lorsque les conditions le permettent.

Imposer une règle mur à mur ne reflète pas la diversité des fermes, des régions et des sols du Québec.

Une vision incomplète des enjeux environnementaux

L’élargissement du bilan phosphore vers un bilan NPK soulève également des interrogations majeures.

La qualité de l’eau est un enjeu collectif. Pourtant, l’attention réglementaire semble se concentrer presque exclusivement sur l’agriculture, alors que des déversements d’eaux usées municipales continuent d’être autorisés dans le fleuve Saint-Laurent.

Des milliers de surverses sont signalées annuellement par les municipalités québécoises.

Les apports provenant de l’amont du fleuve, incluant les territoires hors Québec, doivent également faire partie de l’analyse globale.

La protection de l’environnement exige une responsabilité partagée. L’agriculture ne peut devenir le seul levier politique visible pour démontrer une action environnementale.

Une pression qui fragilise la relève agricole

Au-delà des aspects techniques, l’accumulation réglementaire exerce une pression immense sur les producteurs:

  • Augmentation des coûts;
  • Incertitude constante;
  • Complexité administrative croissante;
  • Climat de méfiance entre autorités et producteurs.

Pendant que l’on parle de souveraineté alimentaire et de relève agricole, plusieurs décisions contribuent plutôt à décourager celles et ceux qui souhaitent poursuivre ou reprendre les entreprises familiales.

Chaque nouvelle obligation éloigne un peu plus la prochaine génération de l’agriculture.

Un appel à un véritable partenariat

Les producteurs agricoles ne refusent pas les objectifs environnementaux. Nous demandons plutôt une approche basée sur:

  • La consultation réelle du milieu agricole;
  • La reconnaissance de l’expertise terrain;
  • L’adaptation régionale des mesures;
  • La collaboration plutôt que l’imposition.

Les agriculteurs ne sont pas des adversaires de l’environnement. Nous en sommes les gardiens quotidiens.

En conclusion

L’agriculture québécoise repose sur des femmes et des hommes passionnés, qui se lèvent avant l’aube et travaillent souvent jusqu’à la nuit pour nourrir la population.

Cette passion ne doit pas être étouffée par une réglementation déconnectée du terrain.

Nous demandons respectueusement au gouvernement de revoir son approche et d’engager un dialogue constructif avec ceux et celles qui vivent l’agriculture chaque jour.

Parce qu’un environnement sain et une agriculture forte ne s’opposent pas: ils doivent avancer ensemble.


Veuillez agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes salutations distinguées.

Soyez les bienvenus d'utiliser ce canevas de lettre pour faire parvenir votre opinion à propos de ce projet à la consultation.



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Pièces jointes
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Source: https://consultation.quebec.ca/rails/active_storage/disk/eyJfcmFpbHMiOnsibWVzc2FnZSI6IkJBaDdDVG9JYTJWNVNTSWhZWFp3WlRKb2VHdzVlRE14Y2paNlpHZ3hjbkJwT0dOdmJUWnJlZ1k2QmtWVU9oQmthWE53YjNOcGRHbHZia2tpU1dsdWJHbHVaVHNnWm1sc1pXNWhiV1U5SW14cFoyNWxMWFJsYlhCekxuQmtaaUk3SUdacGJHVnVZVzFsS2oxVlZFWXRPQ2NuYkdsbmJtVXRkR1Z0Y0hNdWNHUm1CanNHVkRvUlkyOXVkR1Z1ZEY5MGVYQmxTU0lVWVhCd2JHbGpZWFJwYjI0dmNHUm1CanNHVkRvUmMyVnlkbWxqWlY5dVlXMWxPZ3BzYjJOaGJBPT0iLCJleHAiOiIyMDI2LTA0LTA5VDEzOjAzOjAyLjc4NloiLCJwdXIiOiJibG9iX2tleSJ9fQ==--40d8f81e8f55393ed8ef62091d733e1c188b1d55/ligne-temps.pdf
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Source: https://www.facebook.com/reel/2489361988178596
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Source: https://consultation.quebec.ca/processes/Cadre-Reglementaire-Agricole
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Re: Lettre d'un agriculteur pour la consultation publique, au Québec

Message par cgelinas »

Le gouvernement du Québec tente de flouer les agriculteurs avec une "consultation" à la sauvette.

La "consultation" pour le "Projet de nouveau cadre réglementaire agricole" se termine le -- vendredi, 10 avril 2026-- et elle n'a débuté que le 25 février 2026... c'est bien trop court pour un thème aussi fondamental, pour les Québécois.

À sa face-même, cette "consultation" m'apparaît être une imposture mondialiste qui va favoriser des "repreneurs" copinistes des cercles d'oligarques qui capturent nos terres pour déposséder ceux qui les ont, en ce moment.

Cette "consultation" est organisée par le ministère de l'Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs.

Juste dans le nom du ministère, on comprend d'instinct que c'est devenu une arnaquerie-en-série à la faveur de technocrates qui n'ont jamais planté un seul plant de tomates de leur vie.

Et là, ils tentent d'empoisonner nos cadres agricoles pour nuire aux agriculteurs au point où ils vont se retrouver devant des règles pensées pour leur nuire... et nous nuire à nous, collectivement, par extension.

-- --

À l'invitation de "Sébastien Es" qui a produit une vidéo et de Martin Cuerrier qui a écrit une lettre-modèle-à-copier-coller (pour l'envoyer à la "consultation"), j'ai produit cette publication-synthèse pour s'y retrouver:


Mais je vous invite aussi à aller écouter "Sébastien Es" qui explique sa démarche, pour le bien des agriculteurs et des Québécois, collectivement:


Quiconque veut protéger l'agriculture doit prendre action immédiatement pour faire connaître son opinion à cette "consultation", via le "garabit pour commentaire":


Les mondialistes n'arrêtent jamais leurs sales combines contre le sens commun et là, ils s'attaquent à l'agriculture, au Québec.

Si vous voulez partager votre opinion, il faut agir dès maintenant parce que demain est donc le dernier jour pour y participer à la "consultation" des technocrates à la solde des mondialistes.



Source: Ma publication, dans Substack, BMaC, VK, Twitter et Facebook



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Pièces jointes
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Re: Lettre d'un agriculteur pour la consultation publique, au Québec

Message par cgelinas »

Mon commentaire, dans Facebook...

Pour les agriculteurs, on parle de nouvelles obligations réglementaires jugées (presqu'entièrement) irréalistes sur le terrain.

Rien de surprenant, c'est le plan mondialiste appliqué contre nos agriculteurs.

Mais ça va plus loin... bien plus loin.

Pour les municipalités, on parle d'une PERTE de leur capacité à adapter les normes à leurs réalités locales (c'est-là le rêve des mondialistes pour nous contrôler... nous éloigner de tout espoir de représentation démocratique).

Pour les communautés rurales, il va y avoir d'importantes pertes de forêts, de biodiversité et de paysages naturels -- ce qui se passe est très, très grave.

Cette "consultation" ambitionnait de passer inaperçue.

Faisons en sorte que tout le monde réagisse... et avec FORCE, contre cette nouvelle tentative des technocrates de flouer les Québécois (et leurs agriculteurs).


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Re: Lettre d'un agriculteur pour la consultation publique, au Québec

Message par cgelinas »

Pour mieux s'y retrouver, voici un portrait fondé sur les critiques documentées par des experts, des MRC et des organisations agricoles.


Principaux points de préoccupation sur le RPAE


1. Déboisement massif autorisé

C'est la critique la plus explosive. Le nouveau projet de règlement prévoit de permettre la conversion d'environ 317 310 hectares de forêts dans le sud du Québec en champs agricoles — l'équivalent de huit fois le territoire de la ville de Sherbrooke.

En plus d'occasionner une perte d'habitats pour les espèces vivantes, ce déboisement pourrait avoir une incidence sur la recharge de la nappe phréatique, puisque les forêts conservent l'eau et permettent son infiltration dans le sol.

L'agronome Louis Robert, qui a travaillé pendant plus de 30 ans au ministère de l'Agriculture, estime que Québec fait fausse route: on devrait plutôt améliorer la productivité sur les surfaces dont on dispose déjà, dit-il.

Le président de l'Ordre des ingénieurs forestiers, Patrick Pineault, demande que l'avis d'un ingénieur forestier soit requis avant tout changement de vocation d'un territoire, soulignant que deux lots contigus peuvent avoir des valeurs très différentes en termes d'écologie, de connectivité et d'habitats fauniques.

2. Recul de la protection des cours d'eau

Le nouveau règlement provincial aura préséance sur les règlements des MRC et pourrait donc rendre inopérants des règlements locaux plus stricts. Il imposerait une norme provinciale moins sévère de 1 mètre de bande végétale pour les fossés.

La MRC de la Haute-Yamaska, par exemple, avait adopté depuis 2009 une bande de végétation filtrante de 3 mètres entre un champ et un fossé pour éviter l'érosion — avec un excellent taux de respect chez les agriculteurs. Ce recul est qualifié de "majeur" par les responsables de la MRC.

3. Levée du moratoire sur l'expansion agricole en zones à eau dégradée

Plusieurs MRC s'inquiètent de la levée du moratoire en vigueur depuis 21 ans sur l'augmentation des superficies agricoles dans les milieux où la qualité de l'eau est déjà dégradée. Cela pourrait aggraver la contamination de l'eau potable dans des régions déjà fragilisées.

4. Affaiblissement du pouvoir municipal

Le projet limitera le pouvoir des municipalités régionales de comté (MRC) dans l'établissement de certaines règles pour la protection des cours d'eau. Des décisions adaptées aux réalités locales seront remplacées par une norme provinciale uniforme, souvent moins protectrice.

5. Une réglementation perçue comme frein plutôt que soutien

Du côté des producteurs eux-mêmes, les critiques sont différentes mais réelles. Les Producteurs de grains du Québec (PGQ) estiment que le passage d'un règlement centré sur les exploitations à un règlement axé sur les pratiques envoie un signal que le cadre réglementaire n'est plus là pour soutenir l'agriculture, mais pour la restreindre.

Ils plaident pour de l'accompagnement et de la recherche plutôt que des obligations supplémentaires.


En résumé: qui est impacté?

  • Les citoyens riverains: risque accru de contamination de l'eau potable et d'eutrophisation des lacs et rivières.
  • Les communautés rurales: perte de forêts, de biodiversité et de paysages naturels.
  • Les municipalités: perte de leur capacité à adapter les normes à leurs réalités locales.
  • Les producteurs agricoles: nouvelles obligations réglementaires jugées parfois irréalistes sur le terrain.

Si vous souhaitez soumettre vos commentaires, il reste jusqu'à demain, 10 avril 2026, à l'adresse: [email protected].



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