LIBRE MÉDIA
Par Jérôme Blanchet-Gravel | Actualité
Vendredi 24 avril 2026
Projection annulée sous la menace à Québec: Jean-Pierre Roy, le réalisateur de Génération Trans, dénonce un climat de censure inédit dans la Belle Province.
Dans la Capitale nationale, la première du documentaire Génération Trans, qui enquête sur la transition de genre chez les mineurs et les dérives de l’approche dite «d’affirmation», devait être présentée le 30 avril 2026 au cinéma Cartier.
[Éditeur: c'est certain que je n'irai JAMAIS à ce cinéma wokiste qui protège l'agenda trans, contre des victimes qui s'ignorent et qui finissent par se comprendre, une fois que le mal est fait, contre eux et contre la société, en général.
Un manque de courage flagrant de la part de la direction de ce cinéma.]
L'événement a été annulé après des menaces visant l’établissement proférées par des militants trans et woke. Quelques semaines plus tôt, une projection s’était tenue à Montréal dans des conditions quasi clandestines.
Pour le réalisateur Jean-Pierre Roy, qui estime que le Code criminel devrait mieux sanctionner ce type d’intimidation, l’épisode dépasse largement son film et révèle un malaise plus profond autour de la liberté d’expression au Québec.
Entrevue.
Jérôme Blanchet-Gravel: Vous sentez-vous ébranlé? Vous êtes conscient du climat idéologique actuel, mais surpris malgré tout?
Jean-Pierre Roy: «On m’avait prévenu. On m’avait dit qu’il était imprudent d’annoncer la salle à l’avance. À Montréal, fin mars, pour la première, j’avais été plus prudent: l’endroit n’avait été révélé que quatre heures avant la projection.»
Le simple fait de devoir prendre ces précautions est déjà révélateur d’un certain climat de terreur idéologique.
Jean-Pierre Roy: «En effet. Tout le temps consacré à organiser une projection de manière quasi clandestine, sans en informer pleinement le public, en dit long sur l’état de la liberté d’expression au Québec.
On se croirait en Corée du Nord, en Russie ou en Chine! C’est déplorable pour le Québec. Au-delà du film annulé, c’est toute la question de la liberté d’expression qui mérite d’être reposée.»
Le cinéma évoque des raisons de sécurité, un motif assez classique dans les circonstances. Est-ce l’explication qui vous a été donnée par la direction du cinéma?
Jean-Pierre Roy: «La projection a été annulée rapidement, avec remboursement de la location, dans une volonté manifeste de clore le dossier discrètement.
J’ai néanmoins tenu à parler directement au propriétaire. Nous avons échangé pendant une quinzaine de minutes.
Je lui ai demandé s’il était certain de sa décision. Il m’a répondu qu’il subissait des pressions, à la fois externes et internes.
Quand quelqu’un menace un cinéma de violence, de casser des vitres ou d’organiser un boycott, il devrait y avoir une façon de sanctionner ce type de gestes dans le Code criminel.»
Des pressions internes?
Jean-Pierre Roy: «Oui. Certains employés ont menacé de démissionner si le film était projeté. Le propriétaire a donc fait un calcul: "Je ne veux pas perdre mon gérant ni des employés pour un film."
Cela illustre bien la situation actuelle. Lorsque des pressions s’exercent jusque dans les équipes internes, le problème devient structurel.»
Comment interprétez-vous cette situation?
Jean-Pierre Roy: «J’y vois une forme d’obscurantisme. Le Québec s’est pourtant affranchi, après la période Duplessis, d’une certaine censure. Or, en 2026, des mécanismes similaires réapparaissent.»
Certains avancent même que certains milieux étaient plus ouverts autrefois.
Jean-Pierre Roy: «Les comparaisons ont leurs limites, mais une chose est certaine: on assiste aujourd’hui à une forme de mise à l’index.
Un film reste une œuvre. Ce n’est que de la lumière sur un écran et du son dans une salle. Si l’on commence à trier les œuvres autorisées ou non, les conséquences seront durables. Les prochaines générations risquent d’en payer le prix.
Au-delà de ce film, il faut poser un diagnostic collectif.
Il serait pertinent d’organiser de véritables états généraux sur la liberté d’expression. Il est urgent de rouvrir l’espace du débat: se demander s’il est encore possible d’exposer des points de vue divergents et de faire progresser la réflexion collective.»
Références supplémentaires
- https://www.msn.com/fr-ca/divertissemen ... r-AA21EWiO
- https://www.journaldequebec.com/2026/04 ... ma-cartier
- https://radiox.com/podcast/generation-t ... id=2431734
- https://www.facebook.com/people/G%C3%A9 ... 518955715/
- https://cryforrecognition.be/fr/generation-trans-3/
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