Marie-France Villeneuve constate le triste état des lieux

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cgelinas
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Marie-France Villeneuve constate le triste état des lieux

Message par cgelinas »

Marie-France Villeneuve a partagé ce texte, dans Facebook...

Je suis consciente que l’on doit prendre soin des gens vulnérables.

J’écoute les consigne de distanciation, du masque et du lavage des mains.

Je suis consciente qu’il y a des variants.

Par contre je sais aussi qu’on cache certaines informations.

Qu’on empêche certains médecins de parler sous peine de sanctions.

Qu’on empêche certains scientifiques de débattre du sujets.

Par contre, j'ai un malaise grandissant avec le passeport vaccinal - qui vise essentiellement à créer 2 classes de citoyens, les gentils et les méchants - et l'obsession maladive de certains à vouloir contrôler les autres et les stigmatiser. La vitesse à laquelle même mes amis proches sont prêts à accepter de céder au bon vouloir d'un gouvernement qui adopte un discours de plus en plus paternaliste et infantilisant (une loterie? vraiment?) des entorses à la vie privée et l'abandon de libertés individuelles pour gagner un nanane comme le droit d'aller au resto ou au cinéma me sidèrent, même après 2 ans de confinement et de restrictions.

Pour moi, le dernier rempart ultime de la liberté individuelle, c'est ce qu'on a le droit ou non de faire avec notre corps et d'y mettre ce qui nous tente. Vous faites vos choix, je fais les miens et je considère mes concitoyens libres de faire leur propre choix. Peu importe ce que vous pensez du processus intellectuel de certains pour arriver à leur propre conclusion, le fait est que, comme en démocratie avec le droit de vote, il est du ressort ultime de chacun de décider, avec les informations dont il dispose, de ce qu'il convient d'ingérer. Que vous considériez ou non que les informations utilisées sont valides, que le processus mental pour y arriver n'est pas le bon, que la décision ultime de cette personne n'est pas la bonne, la réalité c'est que c'est pas de vos christie d'affaires.

Tant qu'aucun remède ou vaccin n'était disponible, je comprends qu'on prenait des mesures restreignant les libertés pour protéger les plus vulnérables, qu'on prenne des précautions, par respect pour le personnel médical qui se dévouait corps et âme, etc. Or, le vaccin est maintenant disponible. Ceux qui se sentaient vulnérables sont accourus, ceux qui le désiraient sont protégés. D'ailleurs on nous a vendu le vaccin comme un petit produit miracle qui protégeait à 96% des hospitalisations et des décès ceux qui l'avaient reçu. De quoi ont donc peur ceux qui l'ont reçu?

Oui, je comprend le concept d'immunité collective. Quoiqu'il en soit, pour moi le concept de liberté de conscience et de disposer de son corps aura toujours préséance. Tout comme dans une société humaniste, laïque et libre, on est prêt à accepter d'en échapper quelques-uns dans les mailles du système judiciaire au nom de la présomption d'innocence, on a aboli la peine de mort à cause du risque d'erreurs judiciaires et du caractère irréversible de la mort, on accepte la diffusion d'opinions choquantes et divergentes au nom de la liberté d'expression, on accepte de soigner même ceux qui ne prennent pas soin de leur propre santé. C'est le contrat social qu'on se donne. Si ton corps est sacré quand il question de consentement sexuel, il est aussi sacré quand c'est le temps de choisir ou non de te rentrer une aiguille dans le corps. C'est juste pas négociable pour moi.

Avec ce passeport vaccinal, on crée une brèche, une fissure. C'est une mesure qui vient briser ce contrat social de respect de la liberté de chacun de disposer de son corps au profit d'un absolutisme interventionniste et d'une dictature de la majorité. La COVID a présentement une grosse loupe au-dessus d'elle, mais ce sera quoi les prochaines maladies qui vont justifier qu'on vous injecte de force quelque chose sous la menace de ne plus pouvoir jouir des mêmes droits en société que les autres et de vous bannir de facto de certains lieux? En plus, elle met le fardeau de la preuve et cherche à mettre en lumière et ostraciser - en les traitant de mauvais citoyens et en les traitant comme des infréquentables - une partie de la population qui fait des choix différents, même s'ils vous paraissent illégitimes.

"Oui mais le science le dit". Santé Canada dit aussi que c'est correct d'ingérer du glyphosate (le fameux Round Up), que les OGM sont inoffensifs, et en 1954, tous les médecins trouvaient ça ben correct de fumer et prescrivait de la talydomyde "parce que" les "études scientifiiques". Je comprends donc certains de mes concitoyens d'être sceptiques quand on leur ramène "l'argument de la science". Je ne dis pas que c'est ce qui va arriver avec le vaccin contre la COVID, mais la réalité c'est que la science - et à plus forte raisons les sciences de la santé - ce n'est pas quelque chose d'immuable, c'est un pyramide de connaissances qui se contruit. Moi-même formé en sciences, je me réjouis qu'on base nos décisions sur des principes scientifiques. Cependant, les études scientifiques en santé sont principalement basé sur des essais et des statistiques. On comprend et on contrôle certains phénomènes chimiques et biologiques de plus en plus avancés, mais il reste que le corps humain est très complexe, que les interactions entre molécules et les variations individuelles sont très grandes. Je pense entre autres à ceux qui sont mort(e)s d'une thrombose parce qu'on leur disait "que les chances sont infimes et la science dit que c'est correct". À ce point dans le temps, on considérait quand même que c'était du ressort de chaque individu de faire son propre choix en mettant dans la balance les risques de thrombose vs les risques de développer des complications de la COVID.

"Oui mais on a hâte de sortir de ça". D'accord, moi aussi. Mais je suis pas prêt à accepter que le gouvernement - sans discussion et débat public - utilise la situation pour s'octroyer le droit de créer des classes de citoyens et de forcer du monde à poser des gestes avec lesquels ils sont mal à l'aise et pour lesquels ils sont l'ultime et dernier juge sous risque d'être privés de liberté.

"Oui mais les non-vaccinés mettent les autres en danger". J'ai de la misère à conjuguer cet argument avec le fait qu'on nous vend le vaccin comme une protection individuelle quasi-infaillible, mais si on veut poursuivre dans cette veine, chaque jour, je met ma vie en danger parce qu'on donne des permis de conduire à des incompétents, qu'on n'interdit pas les pesticides dans les campagnes que je fréquente, qu'on me fume dans la face, qu'on pollue l'air que je respire et l'eau que je consomme. J'accepte pourtant de vivre avec le risque non-nul d'évoluer en société.

Je sais que certains font de l'urticaire dès qu'on veut comparer la grippe saisonnière avec la COVID (un autre réflexe conditionné qu'ont développé certains), mais il demeure que malgré un bilan non-négligeable chaque année de morts et de complications de la grippe, on n'a quand même jamais envisagé de forcer les gens à se faire vacciner contre la grippe "pour leur bien et le bien des autres" sous menace de se voir privé de liberté de mouvement. On offre le choix, on informe.

Vous avez le droit de juger les non-vaccinés. Traitez-les de ce que vous voulez, je sais que c'est dans l'air du temps de trouver que tout est divergent à notre propre opinion est nécessairement le signe d'une débilité légère à profonde. Faites plutôt preuve d'empathie et de tolérance à l'égard de ceux qui vous entourent. Ce n'est pas la faute des non-vaccinés si on ne peut pas retourner à une vie normale, c'est la faute de ceux qui reculent de façon constante les critères et la barre à atteindre pour regagner une certaine liberté et qui fixent les conditions au gré du vent.

J'étais le premier à trouver que ceux qui disaient "qu'on vivait dans une dictature" poussait le bouchon en tabarouette, mais force est de constater qu'aujourd'hui, pour la première fois, sans dire qu'on est en Corée du Nord, loin de là, on a un peu entrouvert la porte...

En terminant, je reprend ici en terminant les mots d'un ami parce que je les trouve à propos:

Tu te dis, au début: "je vais tout faire comme on me demande pour que ça se termine rapidement". Tu portes le masque, tu respectes les distances, t'isoles au max, tu laves tout, tout le temps, te fais vacciner 2 fois, t'es prêt à le faire 500 fois s'il faut, tu fais tout correctement.

Puis ensuite on commence à rajouter des conditions, qui changent tout le temps: 75% des gens de 18 ans et plus doivent être vaccinés. Une fois. Ensuite deux fois. Ensuite c'est 75% des 12 ans et plus. Ensuite c'est 80%. Ensuite c'est se faire vacciner 3 fois. Puis ensuite c'est une app de traçage de contacts sur ton cell (qui ne fonctionne pas).

Puis un moment donné, presque 2 années plus tard et 4 vagues ensuite, on te dit : "peu importe tout ce que tu as fait de correct, maintenant tu ne pourras plus rien faire si tu ne traînes pas avec toi ta preuve de vaccination".

Là, y'a de quoi qui pète.

Y'a de quoi qui ne fonctionne pas dans tout ça.



Source: Marie-France Villeneuve, dans Facebook




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Claude Gélinas . Administrateur . Éditeur
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