Dans ce reportage qui parle du "business" du sang, on apprend, d'entrée de jeu, que la plus grande partie du sang donné, par des donneurs, est confiée à des entreprises privées.
Sur le formulaire de consentement de don de sang que les donneurs de sang suisses signent sans trop lire, on retrouve pourtant une ligne où il est spécifiquement écrit "Je suis conscient, que certains composants de mon don peuvenbt être utilisés pour la fabrication de médicaments" et c'est très exactement en raison de cette disposition que les entreprises privées reçoivent autant de sang.
La Croix-Rouge suisse ne s'en vante pas.
Il s'agit de dons complets, constitués de tous les éléments sanguins, plasma compris.
Les donneurs (qui donnent environ 320,000 dons de sang, par année) croient, à tort, que le sang va pour les personnes qui en ont besoin et c'est parfois le cas.
C'est d'ailleurs autour de ces demandeurs de sang que les campagnes de pub s'articulent, autant en Suisse qu'au Québec, avec HémaQuébec mais si les donneurs apprenaient que ce sont des entreprises privées qui sont les principales bénéficiaires, plusieurs arrêteraient probablement de "donner" leur sang.
En échange d'un biscuit soda, le donneur de sang enrichit directement des géants privés qui demeurent discrets sur leurs immenses besoins en sang humain.
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En Suisse, la plus grande partie du sang est confiée à des entreprises privées
En Suisse, la plus grande partie du sang est confiée à des entreprises privées
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Claude Gélinas . Administrateur . Éditeur
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2017: «Le business du sang» – Vendre la vie, un don à la fois
14 octobre 2017
Désintéressé, le don de sang ? Plus avec l’explosion de médicaments de pointe que l’on tire du plasma, ce liquide jaunâtre, riche en immunoglobulines, dont le cours est désormais plus élevé que celui du pétrole. Interdit au Québec, ce commerce est en croissance dans d’autres provinces, comme l’Alberta et le Manitoba. Il est même florissant chez nos voisins du Sud, qui comptent pour 70 % du marché mondial.
Depuis l’Europe et les États-Unis, Le business du sang lève le voile sur cette industrie prospère qui mise sur les bons sentiments pour étendre sa toile au mépris de valeurs morales de plus en plus élastiques. Cette croissance se fait souvent à l’insu des donneurs de bonne foi par le biais de clauses secondaires écrites en petits caractères et ensevelies sous le jargon officiel des centres de dons légitimes.
Se heurtant au mutisme des rares géants mondiaux qui gèrent ce trafic (les Baxter, Grifols ou Octapharma, qui ont tous des assises au Canada), l’équipe de reporters remonte jusqu’aux donneurs devenus vendeurs dans un marché que certains n’hésitent plus à qualifier de « nouveau cannibalisme ». C’est ainsi qu’on se retrouve à Cleveland, où le don de plasma humain est devenu pour certains « l’ultime revenu » pour fermer son mois, voire négocier sa prochaine consommation de drogue, les revendeurs allant maintenant jusqu’à attendre leurs clients à la sortie des centres de prélèvement.
Fouillé et courageux, ce documentaire essentiel met le doigt sur un glissement fondamental dans une industrie appelée à croître encore avec la demande accrue de médicaments tirés du plasma sanguin. Un enjeu que la solidité de la législation québécoise ne pourra totalement éluder, sachant que 70 % des immunoglobulines utilisées chez nous proviennent du marché américain.
Source: Le Devoir
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Désintéressé, le don de sang ? Plus avec l’explosion de médicaments de pointe que l’on tire du plasma, ce liquide jaunâtre, riche en immunoglobulines, dont le cours est désormais plus élevé que celui du pétrole. Interdit au Québec, ce commerce est en croissance dans d’autres provinces, comme l’Alberta et le Manitoba. Il est même florissant chez nos voisins du Sud, qui comptent pour 70 % du marché mondial.
Depuis l’Europe et les États-Unis, Le business du sang lève le voile sur cette industrie prospère qui mise sur les bons sentiments pour étendre sa toile au mépris de valeurs morales de plus en plus élastiques. Cette croissance se fait souvent à l’insu des donneurs de bonne foi par le biais de clauses secondaires écrites en petits caractères et ensevelies sous le jargon officiel des centres de dons légitimes.
Se heurtant au mutisme des rares géants mondiaux qui gèrent ce trafic (les Baxter, Grifols ou Octapharma, qui ont tous des assises au Canada), l’équipe de reporters remonte jusqu’aux donneurs devenus vendeurs dans un marché que certains n’hésitent plus à qualifier de « nouveau cannibalisme ». C’est ainsi qu’on se retrouve à Cleveland, où le don de plasma humain est devenu pour certains « l’ultime revenu » pour fermer son mois, voire négocier sa prochaine consommation de drogue, les revendeurs allant maintenant jusqu’à attendre leurs clients à la sortie des centres de prélèvement.
Fouillé et courageux, ce documentaire essentiel met le doigt sur un glissement fondamental dans une industrie appelée à croître encore avec la demande accrue de médicaments tirés du plasma sanguin. Un enjeu que la solidité de la législation québécoise ne pourra totalement éluder, sachant que 70 % des immunoglobulines utilisées chez nous proviennent du marché américain.
Source: Le Devoir
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