Le gouvernement du Québec utilise l’éthanol comme arme cachée et provoque la mort programmée des moteurs à essence traditionnels.
Le gouvernement du Québec a adopté de nouvelles règles sur les carburants afin d’augmenter la part d’éthanol, dans l’essence.
Ces normes visent à réduire l’empreinte carbone et imposent un pourcentage minimum de carburants dits « à faible intensité carbone » dans tout l’essence vendue, qu’elle soit ordinaire, intermédiaire ou super. Les objectifs sont fixés à 10 % pour les années 2023-2024, 12 % entre 2025 et 2027, 14 % entre 2028 et 2029, pour atteindre 15 % en 2030.
L’éthanol prend de plus en plus de place dans les pompes au Québec.
Ce qui est certain, c’est que l’essence super sans éthanol, autrefois accessible, est devenue pratiquement introuvable au Québec comme ailleurs au Canada. Aujourd’hui, même l’essence de type premium contient généralement autour de 10 % d’éthanol. Ce changement n’est pas strictement dû au gouvernement du Québec, mais à une tendance généralisée dans l’industrie canadienne sous l’effet des normes fédérales et provinciales.
Les conséquences varient beaucoup selon l’âge des véhicules. Les modèles récents, à partir de 2021, sont conçus pour fonctionner avec de l’essence contenant jusqu’à 15 % d’éthanol, donc ils ne sont pas réellement affectés par cette transition.
Les voitures produites entre 2001 et 2020, elles, sont en général prévues pour supporter un maximum de 10 % d’éthanol. Si l’on dépasse ce seuil, cela ne provoque pas nécessairement une panne immédiate mais cela peut entraîner une usure prématurée des pièces mécaniques et des problèmes à long terme. Enfin, les véhicules d’avant 2001 sont les plus touchés.
Ces moteurs, souvent non compatibles avec l’éthanol, peuvent souffrir de corrosion interne, d’endommagement des joints en caoutchouc et d’une dégradation plus rapide du système d’alimentation en carburant. Comme l’essence super sans éthanol disparaît, ces voitures anciennes n’ont pratiquement plus de solution simple à la pompe.
Le problème ne se limite pas aux voitures. Toutes les petites machines fonctionnant à l’essence comme les tondeuses, souffleuses, tronçonneuses, débroussailleuses ou encore les génératrices sont encore plus sensibles à l’éthanol. La plupart de ces moteurs ne sont pas conçus pour en supporter, même à 10 %. L’éthanol attire l’humidité, favorise la corrosion, dégrade les joints en caoutchouc et endommage les carburateurs.
Pire encore, si l’essence E10 reste plus d’une semaine dans le réservoir, elle commence à se détériorer et provoque des dépôts qui encrassent le moteur. Les fabricants recommandent soit d’utiliser du carburant sans éthanol, soit de vider le réservoir et le carburateur après usage, ce qui est loin d’être pratique pour l’utilisateur moyen. Dans la pratique, cela rend l’entretien des petites machines plus compliqué, plus coûteux et réduit leur durée de vie.
Une volonté explicite de forcer la fin des moteurs à essence, ce réglement est un obstacle indirect qui accélère la disparition des véhicules plus âgés et complique l’utilisation de milliers de petits moteurs encore présents dans le quotidien des Québécois.
Source: Çimon Pageau, dans Facebook
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L'éthanol qui brise les voitures
L'éthanol qui brise les voitures
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Claude Gélinas . Administrateur . Éditeur
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