La fumée des feux de forêt contient principalement des particules fines PM2,5 qui pénètrent profondément dans les poumons et peuvent passer dans le sang, provoquant irritation des yeux, du nez, de la gorge, maux de tête, toux légère et sécrétion de mucus chez la plupart des personnes.
Chez les groupes vulnérables (enfants, personnes âgées, femmes enceintes, asthmatiques ou cardiaques), elle aggrave l'asthme, la BPCO, augmente les risques d'infarctus, d'AVC et d'hospitalisations, avec des symptômes plus graves comme essoufflement, douleurs thoraciques ou respiration sifflante.
Aussi, à plus long terme, il y a risque accru de certains cancers, selon Santé Canada et des études récentes comme celle de l'université McGill (2022) publiée dans The Lancet Planetary Health: exposition à long terme aux feux de forêt augmente le risque de cancer du poumon (+4,9 %) et de tumeurs cérébrales (+10 %) chez les personnes vivant à moins de 50 km.
https://www.thelancet.com/journals/lanp ... 5/fulltext
Des études plus récentes (2026) comme celles présentées à l'AACR via le PLCO Trial confirment un risque accru pour plusieurs cancers (poumon, colorectal, sein) avec une relation dose-réponse liée à l'exposition à la fumée ; Santé Canada note les polluants cancérigènes dans la fumée sans chiffrer précisément le risque cancer dans ses rapports 2024.
Autrement dit, ce n'est pas banal, au chapitre des effets sur la santé.
Soyez prudents si vous vous trouvez dans le sillon de fumée toxique de ces quelques 850 feux de forêts actifs.